Jovenel Moïse et les exigences de sa nouvelle force armée

Si la constitution fait du Président de la République, en son article 143, chef nominal des Forces Armées, ce même article précise que ce dernier ne les commande jamais en personne, d’où le président de la République est non seulement le chef suprême de l’armée, mais aussi face à ses lourdes responsabilités étant garant de la bonne marche des institutions, eu égard à la constitution, en particulier l’article 136.

Le mercredi 14 Août 2019, à la base militaire Anacaona à Léogàne, une cérémonie de remise de diplômes a eu lieu. 15 officiers, 50 aspirants sous-officiers et 250 soldats ont porté main-forte au chef de l’État dans son élogieux. Ce corps compte à présent 435 membres dont 125 ont été déjà déployés sur le terrain, en particulier dans le département de l’Artibonite.

Prestation de serment, défilé et parade… La routine dansait le lieu et a salué la présence du Président de la République, du Premier Ministre démissionnaire, des membres de leurs familles, ainsi que d’autres personnalités qui leur sont chères.

Quoique, dans son discours, le chef de l’État mette accent sur la notion de modernité en parlant de « force de défense qui va aider dans les catastrophes naturelles, dans la surveillance des frontières maritime et terrestre… », cela n’enlève du lieutenant général Jodel Lessage l’inquiétude qui surgit face au fait que les moyens de fonctionnement de cette institution sont criants.

S’éclipsant derrière le pot, le Président a donc annoncé de bonne nouvelle. Celle-ci concerne « des instructions qui ont été passées au Premier Ministre pour doter le corps d’équipements neufs ». Donc, une toute nouvelle promesse avec, bien sûr, le doigt pointé sur 123 millions de dollars. Malgré pour certains observateurs ce sera difficile, car on n’a même pas encore un gouvernement en place. Comment un gouvernement démissionnaire expédiant les affaires courantes peut-il engager la République?

En dépit de l’image désolante que projette la FAd’H, Jobel Lessage met toujours son cap sur la détermination conditionnée par l’ampleur du défi, tout en souhaitant que, sans tarder, l’État pourra un jour répondre à leur exigence combien grande.

Nombreux sont ceux ayant les larmes désespérantes, nombreux aussi sont ceux qui souhaitent vraiment se mettre au service de son pays. Alors, est-ce la volonté des autorités qui fait défaut ou le manque de moyens économiques puisque, malgré les efforts déployés, le refuge de beaucoup est ailleurs?

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