La course aux armements: les États-Unis testent un nouveau missile

Les États-Unis viennent d’annoncer ce lundi 19 août avoir procédé au test d’un nouveau missile conventionnel à portée intermédiaire. Le projectile a atteint sa cible dans le Pacifique après avoir parcouru plus de 500 kilomètres partant de l’île San Nicolas au large de la Californie. « Le missile testé a quitté sa rampe de lancement terrestre et touché avec précision sa cible », a déclaré le Pentagone dans un communiqué.

Selon les images diffusées par le Pentagone, un système de lancement vertical Mark 41 a été utilisé pour mener l’opération.
En effet, cet événement marque pour les États-Unis, le tout premier test de missile sol-air d’une telle envergure depuis la guerre froide.

Le 8 décembre 1987, le président Ronald Reagan signait avec son homologue russe, Mikhaïl Gorbatchev, ce traité sur les Forces Nucléaires Intermédiaires (INF) qui abolissait l’usage de missile d’une portée allant de 500 à 5500 kilomètres. Ce fameux traité intervenait suite au déploiement réciproque des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires pointés sur les villes occidentales et les Pershing américains en Europe.

En février dernier, le Président américain Donald Trump avait annoncé la sortie des États-Unis de ce traité. En cause, le missile russe 9M729 qu’il accuse de violer les dispositions du dit traité. La Russie de son côté a toujours nié ces allégations en insistant sur le fait que le 9M729 a une portée ne dépassant pas les 480 kilomètres.

Le 2 août dernier, le nouveau Ministre de la Défense des États-Unis, Mark Esper, a exprimé sa grande satisfaction car cela va permettre aux États-Unis d’accélérer le développement de nouveaux missiles sol-air.  » Maintenant que nous nous sommes retirés, le ministère de la défense va poursuivre pleinement le développement de ces missiles sol-air conventionnels dans une réponse prudente aux actions de la Russie », a-t-il poursuivi.

Selon plusieurs spécialistes, les accusations du Président Donald Trump à l’encontre de la Russie sont loin d’être fondées. C’est plutôt un moyen de mettre en ligne de mire » l’adversaire de demain », la Chine. Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l’ONU, a déclaré au micro de rfi: » Le Président Trump a voulu rompre avec ce traité pour avoir les mains libres, parce que les Chinois avaient eux, les mains libres. On parle de la Russie, mais c’est en fait vers la Chine que s’adresse cet avertissement ».

Réagissant à chaud sur la situation, le Président russe Vladimir Poutine en visite d’Etat en France renvoie la responsabilité de la mort du traité sur la partie américaine. « Ce n’est pas la Russie qui s’est retirée de manière unilatérale du traité », a-t-il répondu.

Les grandes puissances, se lancent-elles dans une nouvelle course aux armements?

A suivre…

Back to top button

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker