Amazonie: le poumon de la planète court à sa perte

De violents incendies ont ravagé depuis plusieurs semaines la forêt Amazonienne au Brésil. Ces feux de forêts inquiètent de plus en plus les citoyens du monde durant ces derniers jours, faisant montre de leur émoi sur les réseaux sociaux par des photos ou vidéos de l’Amazonie en feu et avec comme hashtag #Prayforamazonia.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, soulève l’attention du monde au sujet de ces incendies qui sévissent dans la plus vaste forêt du monde en disant sur son compte twitter: « En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d’oxygène et de biodiversité. »

Le président de la République de France, Emmanuel Macron, s’est lui également montré préoccupé par cette tragédie, il s’exprime sur son compte Facebook « Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence. »

Cristiano Ronaldo, le joueur du club italien Juventus, suivi par plus de 180 millions de fans sur instagram déclare: « La forêt tropicale Amazonienne produit plus de 20% de l’oxygène du monde et elle brûle depuis 3 semaines. C’est notre responsabilité d’aider à sauver notre planète. »

Selon l’Institut national de recherche spatiale (INPE), ces incendies ont augmenté de 83 % depuis le début de 2019 par rapport à l’année précédente. La hausse a été particulièrement criante dans les États occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme l’Etat de Rondonia, celui d’Amazonas, de Roraima ou encore celui du Mato Grosso (Centre-Ouest), avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87 % par rapport à toute l’année 2018. Cependant, Jusqu’à présent il est impossible d’évaluer l’étendue des dégats.

Ces incendies sont notamment provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déforestées. Une pratique interdite à cette période de l’année et malgré tout très utilisée.

La déforestation a, elle, été amplifiée de 67 %. Une hausse d’autant plus inquiétante qu’il s’agit d’un record depuis 2013.

Selon le chercheur de l’Institut de recherche environnementale sur l’Amazonie (IPAM) Paulo Moutinho, la hausse du nombre d’incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation. Ce qui est contradictoire à ce que le gouvernement brésilien stipule qui est à la base de ces catastrophes. C’est la sécheresse, la chaleur.

Le Président brésilien, Jair Bolsonaro, a insinué mercredi que des ONG pourraient avoir provoqué ces feux, afin « d’attirer l’attention » sur la suspension par Brasilia des financements alloués à la préservation de la forêt amazonienne. Les ONG recevaient entre autres 40% de subventions venues de l’étranger et suspendues en partie, ainsi que des financements publics, eux aussi stoppés par le gouvernement climato-sceptique.

Toutefois, il faut souligner qu’ en Amérique du Sud, le Brésil est le pays le plus touché par les feux de forêt en 2019, suivi par le Venezuela (26.453) et la Bolivie (16.101).

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