12% des écoles haïtiennes transformées en magasins de tissus sans l’autorisation de la DGI, selon Le Scientifique

Alors que l’actualité haitienne s’enflamme depuis quelques jours par l’invitation de quatre (4) directeurs d’écoles de la Capitale par le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Paul Éronce Villard pour augmentation abusive des frais scolaires, « Le Scientifique » révèle pourtant que sur chaque 100 écoles, 12 se transforment en magasins de tissus sans avoir la patente de la DGI.

Selon une enquête menée par « Le Scientifique », 81 % des écoles qui pratiquent la vente de tissus dans le pays sont issues de la région métropolitaine tandis que les autres 19% sont des villes de provinces. 75% des institutions qui ont cette pratique sont des établissements congréganistes dirigés par des sœurs religieuses, des prêtres ou des pasteurs.

D’après les révélations de cette enquête, aucune de ces écoles n’a pas l’autorisation de fonctionnement de la Direction Générale des Impôts (patente) pour effectuer ces activités. Elles sont passées outre de leur mission qui est de former, de transmettre le savoir pour se transformer en de véritables shop de tailleurs et de magasins de tissus d’uniforme.

« Ces écoles font un commerce déloyal en exigeant les parents d’acheter les tissus en dépit du fait qu’ils sont très chers et de très mauvaise qualité », lit-on dans le rapport de l’investigation mis en ligne ce 22 août. « Les enfants dont les parents ne respectent pas ce principe accourent le risque d’être renvoyés de l’école », toujours selon Le Scientifique.

Il est mentionné dans ce même rapport que ces écoles ne se limitent pas simplement à vendre des tissus d’uniforme, mais aussi des chaussures, des barrettes et des nœuds et quelques fois des repas.

Alors que les directeurs d’écoles continuent de violer la loi sur le Fond National de l’Education (FNE) qui fixe les frais scolaires, ils s’amusent également à convertir leurs établissements en de véritable business. Il incombe maintenant au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle(MENFP), à la DGI et au Ministère du Commerce et de l’Industrie(MCI) la grande responsabilité de réguler cette pratique jugée malsaine par la population.

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