Un fossile découvert en Éthiopie plus ancien que ceux de Lucie

Un groupe de chercheurs vient de découvrir un crâne d’australopithèque en Ethiopie. Le fossile est déniché à quelques kilomètres où celui de Lucie a été trouvé. Depuis, il est devenu le plus ancien fossile de cette espèce jamais découvert. Selon l’avis de plus d’un, cette découverte doit inviter les scientifiques à rebattre les cartes de l’histoire de l’humanité.

Dans la région de l’Afar en Éthiopie, des scientifiques internationaux vient de découvrir un crâne relevant des australopithèques. Ce package paléontologique contenant le maxillaire, les lobes pariétaux et frontaux, la fosse nasale et les orbites date d’environ 3,8 millions d’années. Selon les chercheurs, il s’agit d’un Australopithecus Anamensis, l’espèce la plus ancienne de ce genre.

Par rapport aux travaux antérieures sur l’évolution de cette espèce, la découverte vient mettre en crise la communauté scientifique. Elle rajeunit l’espèce de 100000 ans. Ce qui suscite la réaction de nombreux spécialistes en paléontologie. «C’est peu sur l’échelle du temps, mais c’est pas anodin », lit-on dans un article de rfi.

Alors que cette découverte révèle une certaine contemporanéité des deux espèces d’australopithèques(australopithecus afarensis et australopithecus anamensis), les études précédentes ont avancé que les deux espèces se sont plutôt succédées.

Les pièces sont retrouvées tellement en parfait état qu’elles facilitent les chercheurs à reconstituer le visage de l’individu. Ce qui permet de relater une certaine ressemblance avec d’autres groupes humains plus anciens et plus primitifs comme les Ardipithecus et les Sahelanthropus.

La datation de 3,8 millions d’années a été possible grâce à l’analyse des déchets minéraux retrouvés dans les couches de roches de la région. Ces mêmes vestiges ont également permis aux chercheurs de dessiner le paysage végétal de l’époque.

À rappeler que ces avancés scientifiques visent à mieux comprendre l’évolution des espèces et à expliquer comment on a pu arriver au genre homo, qui est le nôtre. Avec cette découverte, les paléontologues ont d’arguments nécessaires pour mettre en question les travaux précédents.

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