Face à la Colombie, le Président Nicolas Maduro place l’armée vénézuélienne en état d’alerte maximale

Le Président socialiste de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a ordonné aux forces armées de se mettre en état d’alerte orange pour parer à d’éventuelles attaques de la Colombie. Il en a profité pour annoncer le déroulement des exercices militaires le long de la frontière avec la Colombie après l’annonce du réarmement du groupe de guérilla des FARC la semaine dernière.

Dans une vidéo publiée le jeudi 29 août 2019, la FARC avait annoncé en grande pompe un réarmement sans précédent suite au rejet de l’accord de 2016 avec le gouvernement colombien. Comme dans le passé, les autorités colombiennes sont persuadés que la vidéo a été enregistrée depuis le sol vénézuélien qu’il accuse de servir de base arrière des rebelles où ils seraient hébergés et entretenus.

Ces accusations ont été balayées d’un revers de main par la partie vénézuélienne.
«Non seulement le gouvernement colombien a engagé le pays dans une guerre qui empire, mais il se sert d’accusations infondées pour agresser le Venezuela et déclencher un conflit militaire contre notre pays», a déclaré Nicolas Maduro ce mardi 3 septembre lors d’une cérémonie militaire à Caracas

Cette série d’exercice militaire, le troisième en une année, qui se tiendra du 10 au 28 septembre va se dérouler sur les 2 200 kms partageant les deux pays dans les États de Zulia, Tachira, Apure et Amazonas. Ce, dans l’objectif de «mettre en condition le système armé et tout le déploiement opérationnel», a-t-il poursuivi.

Depuis une dizaine d’années, les relations entre les deux pays sont au plus bas niveau. Et l’arrivée au pouvoir du Président Colombien de droite Ivan DUKE n’a fait qu’accentuer une crise sur ton d’échanges verbaleset de menaces militaires.

Le Président Colombien qui a ordonné une offensive de l’armée contre ce qu’il qualifie de « groupes terroristes» continue d’appeler au renversement de Nicolas Maduro à la tête du Venezuela. En effet, Ivan Duke s’est engagé au côté d’une cinquantaine de pays dont les États-Unis qui ne reconnaissent pas la légitimité du Président Nicolas Maduro, pourtant élu démocratiquement. Ces derniers se penchent néanmoins sur, Juan Guaido, le leader de l’opposition qu’ils reconnaissent comme Président par intérim.

Les accusations de part et d’autres se multiplient et les deux pays sont à la limite de l’escalade. Le Venezuela de son côté ne cesse d’accuser le gouvernement colombien de vouloir déstabiliser le régime en place. Nicolas Maduro qui a le soutien de l’armée, de la Cour Constitutionnelle et d’une bonne partie de la population s’engage désormais sur plusieurs fronts en faisant face notamment aux sanctions imposées par Washington qui asphyxient une économie longtemps dépendante des revenus pétroliers.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Back to top button

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker