Donald Trump et ses conseillers espionnés par les services de renseignements israéliens

L’état d’Israël vient d’être accusé d’avoir mis en place un vaste système pour espionner les dirigeants américains selon un média américain. Le journal d’information électronique Politico a relaté le 9 septembre dernier que ce dispositif a été installé depuis 2017, au plein cœur de Washington en vue de l’interception de toutes les communications portables émises dans les parages de la Maison Blanche. « Ces appareils devaient sûrement servir à espionner Donald Trump et ses conseillers», a déclaré un haut responsable de l’administration Trump.

Les services de renseignements israéliens auraient utilisé le système IMSI-catcher, un dispositif très prisé des forces de l’ordre qui permettent de mettre sur écoute une zone bien délimitée.
En 2018, le ministère américain à la Sécurité Intérieure avait annoncé avoir découvert plusieurs dispositifs similaires » près d’endroits sensibles comme la Maison Blanche ». Toutefois, les auteurs n’ont jamais été interpellés.

En effet, plusieurs ex-responsables de l’appareil sécuritaire américain ont affirmé au journal Politico que les enquêtes du FBI et d’autres agences de renseignements américains ont conclu que le dispositif en question porte la marque d’empreinte des agents israéliens.

Par ailleurs, les responsables israéliens prennent à contre-pied de telles accusations. Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou, rappelle que c’est une ligne rouge à ne pas dépasser.
« J’ai une ligne directrice: Pas d’espionnage aux États-Unis. Elle est respectée à la lettre, sans exceptions», a-t-il rappelé.

De son côté, le Président américain, ne veut croire, même à une seule seconde , que son ami Bibi l’ait espionné. « Je n’y crois pas. Je ne pense pas que les Israéliens nous espionnaient. J’aurais du mal à y croire», a déclaré Donald Trump.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que les services de renseignements israéliens sont accusés d’espionnage sur le sol américain.
En 2014, le journal allemand Der Spiegel avait publié des informations faisant état de l’interception des échanges téléphoniques de l’ancien Secrétaire d’État John Kerry passés avec l’autorité palestinienne par les services de renseignements israéliens.
Jonathan Jay Pollard, un officier de la marine des États-Unis a été condamné à la réclusion à perpétuité en 1987 pour espionnage au profit d’Israël. Il a été libéré en 2015, après une vaste opération de de lobbying des autorités Hébreux qui lui a même octroyé la nationalité israélienne pendant sa période de détention.

Ce scandale survient à un moment où le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, engagé dans une course difficile pour les élections législatives dans son pays. Sa récente visite à Moscou et ses relations privilégiées avec le locataire de la Maison Blanche sont des variables pouvant jouer sur le résultat du processus.

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