Réginald Boulos un maillon du système qu’il veut combattre

« Je suis né à New-York, de père et de mère haïtiens, car ils sont nés à Port-au-Prince, à l’exception de mes grands parents venant de Liban. J’ai quatre enfants. Deux filles, deux garçons. J’ai aussi un petit-fils que j’aimerais voir aller au collège avant mon départ pour l’orient éternel. J’ai passé plus de quatorze ans à Cité Soleil à donner mes services à la population à titre de médecin communautaire », c’est ainsi que le leader du mouvement troisième voix, Réginald Boulos, s’est présenté sur les ondes de la radio Caraïbes ce matin au grand boulevard.

S’affichant acide avec le Président Jovenel Moïse, l’homme d’affaire précise qu’il avait conseillé au président Moïse de divorcer avec Michel Martelly s’il veut vraiment réussir, car deux Présidents ne peuvent pas diriger le même pays. « Si Michel Joseph Martelly, dit-il, comme Préval se rendait en tout calme à Marmelade et que personne n’entend son cri, laissant diriger Aristide, Président d’alors, il n’y aurait pas de problème. Mais, lorsque la majorité des ministres est choisie par Michel Martelly, cela montre que Jovenel Moïse ne dirige rien, il est tout simplement un subalterne. »

Réginald Boulos dit regretter d’avoir soutenu ce qu’il appelle « un imposteur » à devenir président d’Haïti. L’homme d’affaires, très remonté contre la corruption, la misère et l’insécurité qui sévissent dans le Pays, appelle la population à la révolte. Le leader du mouvement « Troisième voix » dénonce que Jovenel Moïse soit un président de « Doublure » “Restavèk” de Michel Martelly.

Dr. Boulos désapprouve que le président de la République n’ait rien fait pour diriger le Pays, mais laisse Martelly tout faire. « Il n’est pas possible que l’ancien président Martelly nomme presque tous les ministres d’un gouvernement », critique Réginald Boulos.

En ce qui à trait à l’insécurité dans le quartier de Martissant, Réginald Boulos dit ne pas constater aucune volonté et capacité de Jovenel Moïse à contrôler la situation. « C’est inacceptable que les bandits imposent leurs lois », s’insurgent le docteur. Ce dernier demande au peuple Haïtien d’aller manifester leur colère dans les rues le vendredi 20 Septembre 2019, à l’appel de l’opposition et d’autres organisations de base.

Le ton s’éleva assez bien entre le Président et l’homme d’affaires. Au moment de la campagne de 2015, Jovenel Moïse a eu le support de ce dernier tout au long de son fameux pèlerinage. Toutefois, une fois élu, après quelques mois, le revers de ce qu’a vu tout le monde apparaît. Un conflit ouvert rougit la relation étroite qui existait entre eux, d’où, maintenant, l’homme d’affaires qui se lance désormais dans la politique active se positionne aux côtés de ceux qui réclament le départ du Président. Dans plusieurs rencontres organisées par le secteur de l’opposition démocratique et populaire, Dr Boulos dit être participant ou se faire représenter au nom du mouvement troisième voix et pourra fouler le macadam demain, avec les membres de l’opposition dont il en est maintenant membre, contre Jovenel Moïse.

“Je ne travaille pas avec des bandits. Je travaille avec des fondations. Les fondations avec lesquelles je travaille, sont reconnues. Elles sont reconnues par l’État haïtien. » Toutefois, les bandits, de qui parle-t-on, sont habités dans des zones défavorisés, notamment Lasaline, Cité Soleil, Grand Ravine a soutenu Réginald Boulos.

À Lasaline, il y a eu un majeur incident qualifié de massacre par le rapport de l’ONU. Sur ce, l’ancien supporter du Président Jovenel Moise précise : « La Direction Centrale de la Police Judiciaire a rendu un rapport sur le massacre à Lasaline, l’ONU et le RNDDH l’ont confirmé. Ils ont affirmé que le délégué départemental de l’Ouest Pierre Richard Duplan, et le directeur général du ministère de l’intérieur, Fedenel Monchéry, sont impliqués à ce massacre et ils sont encore en poste !  » exclame Boulos

Se faisant tacler par l’un des conseillers de la présidence, Rénald Lubérice, dans son livre, prochainement en vente signature, titré « ce dont Reginald Boulos est le nom », l’homme qui s’est actuellement lancé dans la politique active se loue publiquement d’être grand booster à ce livre qui ne serait pas vendu si son nom n’y était pas inscrit dessus. Ce dernier a mentionné que Rénald Lubérice est conseillé de la présidence depuis 7 ans. De ce fait, il est, affirme le docteur, aussi responsable de ce qu’est Haïti aujourd’hui.

Par ailleurs, les interrogations étaient aussi portées sur un prêt qu’il a eu de l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse(ONA), et a répondu comme suit : « À l’ONA, j’ai fait un placement de 700 millions de gourdes et, sur chaque voiture vendue, je donne 1 % du prix en retour. Si ONA pouvait avoir plus de placement comme le mien, ce serait une bonne chose pour cette institution. » Par ailleurs, Réginald Boulos déclare: ‘si les sénateurs et députés décident de rembourser leurs prêts à l’ONA, demain je rembourserai le mien’.

« Il faut une banque de développement pour favoriser les jeunes, il faut une banque agricole. C’est le système qu’il faut changer. Le système doit pouvoir aider les jeunes. C’est le système que le mouvement troisième voie veut détruire. Ce système inégalitaire est à sa fin. C’est un pays en pleine décomposition. J’aimerais porter la troisième voie au pouvoir et devenir le Castro d’Haïti » c’est le véritable objectif qu’il a exposé au public ce matin.

Étant nouveau dans la vie politique active du pays, le monde ne connaissait encore la motivation du leader. « Ma motivation ne date pas de 6, 7 juillet 2018. J’étais dans le social. Maintenant je veux prendre le pouvoir. »

Sur un sujet qui hante les médias, s’agissant de l’augmentation du prix des carburant à la pompe : « Lorsque j’aurai à augmenter le prix du carburant, le peuple verra que je suis déjà sur une bonne marche. J’aurai déjà tout fait pour récupérer les 400 millions de dollars perdus sur les frontières et les 200 millions d’impôts sur le revenu. »

Enfin, des bourgeois, Dr Réginald Boulos veut se décanter en disant avoir refusé en 2004 des franchises séparées à des acteurs du secteur privé des affaires : « À propos des franchises, je n’en ai jamais eu. J’ai trouvé que c’était immorale lorsqu’ils séparaient des franchises en 2004. »

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