Au Lesotho, le cannabis est considéré comme de « l’or vert »

Considéré comme illégal dans de nombreux pays au monde, le cannabis est pourtant vu en Afrique australe comme une ressource précieuse. , c’est ainsi qu’ils l’appellent. Depuis sa légalisation en 2017, Lesotho est devenu un grand producteur mondial de cannabis et l’arbre contribue énormément à agrandir l’économie du pays.

Avec la légalisation de la culture du matekoane (nom du cannabis en Lesotho) en 2017, les montagnes de Lesotho ont vu l’apparition de nombreuses firmes nationales et internationales dont canadiennes, américaines et britanniques. Si l’herbe est, à travers le monde, considérée comme un produit d’avenir, il est de bon ton qu’on considère la Lesotho comme l’ el dorado.

La première usine de production du cannabis a été créée par un groupe britannique du nom de Verve. À son inauguration, le roi Letsie III était bien présent. Un façon de dire l’importance d’une telle usine pour le pays. Chaque entreprise en paie 30 000 euros par an pour les licences d’exploitation.

À propos du sujet, la Vice-ministre de la Santé de la Lesotho exprime sa position.  « C’est une énorme opportunité pour un petit pays comme le nôtre. Cela attire les investisseurs, nous avons pour l’instant une dizaine d’entreprises opérationnelles sur le territoire, qui emploient 3 000 personnes. », a-t-il déclaré dans une interview à RFI.

À Marakabeis, un village situé non loin de la capitale Maseru, une firme du nom de Medigrow y travaille dans le domaine. Selon le chef des opérations, plus de 3 600 plants de cannabis sont entretenus par environ 300 employés. « Ce que j’ai devant moi, c’est tout simplement l’or vert du Lesotho. C’est ce qui va permettre le développement du pays. », a-til soutenu.

Toujours selon Relebohile Liphoto, on peut vendre un litre d’huile de cannabis entre 6 000 et 21 000 dollars. Pourtant, plusieurs milliers de litres sortent chaque année.

Si pour les grandes multinationales cette industrie a une importance capitale, il n’en est pas moins pour les petits paysans qui n’ont pas la capacité de payer les licences d’exploitation. « Les autorités devaient considérer notre cas, mais hélas ! Nous devrions payer les licences moins chères, mais c’est pas le cas », certains paysans expriment leur désolation.

À rappeler que sur le marché mondial la vente du cannabis est évaluée à 150 milliards de dollars aujourd’hui et les prévisions montrent que d’ici 2028 il pourrait passer au double.

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