Un journaliste de radio Kiskeya agressé physiquement

Ce n’est que sur son compte Facebook que le journaliste reporter de Radio Kiskeya, Joubert Joseph, a informé son public qu’il a été agressé à l’entrée de sa maison sise à Delmas pour quelque chose de peu d’importance, selon lui : « J’ai été agressé dans la nuit du 22 Septembre par deux individus circulant à bord de motocyclette qui ont emporté mon téléphone, alors que je rentrais chez moi à Delmas. » a-t-il publié dans un texte destiné à exposer sa colère et son indignation. « Ces malfrats pourraient me ôter la vie pour un téléphone qui ne coûte pas plus que 100 dollars. » poursuit-il.

Qui en est responsable ? Le journaliste ne demeure pas indécis devant le choix d’indexer ceux qu’il estime être responsables de ce qui lui est arrivé et les crache dessus pour leur tort causé à la société haïtienne : « Je crache sur certains de nos dirigeants qui, pour garder le pouvoir politique, distribuent armes et munitions aux jeunes des quartiers pauvres, je crache sur l’élite économique qui se contente de maintenir le peuple dans la crasse produisant misère matérielle et inégalité sociale, je crache sur ce pouvoir corrompu caractérisé par l’incompétence et la médiocrité, je crache sur cette classe moyenne pour sa passivité indécente. »

Dans son texte, Joubert Joseph a tenu à qualifier les phénomènes insécurité et banditisme qui continuent à imposer leur règle dans presque tout le pays, et a présenté de manière succincte ce qui est à leur base : « L’insécurité et le banditisme ne sont pas pas tombés du ciel. Ils ne sont que le résultat de l’incapacité de nos dirigeants à créer plus d’équité et de justice sociale. Le résultat de l’incapacité d’une police qui n’est efficace que quand il faut tirer à balles réelles sur des manifestants exigeant de meilleures conditions de vie. Honte à vous ! »

À rappeler, les journalistes sont dans une voie de martyre ces derniers temps. Pas moins d’une semaine, un journaliste a atteint d’un projectile d’un individu à bord d’une voiture, vitre teintée, et a tout de suite rendu l’âme. Hier encore, au parlement haïtien, un sénateur a failli ôter la vie d’un photo-journaliste en faisant usage de son arme à feu pour s’évacuer d’une foule qui exigeait le départ du président de la République.

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