Affaire Nice-Léonard: un an après, toujours pas de justice pour Nice

Dans une note publiée sur Facebook par Ayiti- JISTIS FANM, le 2 Octobre 2019, l’organisation dénonce la justice haïtienne qui, un an après, reste bouche cousue sur le dossier d’agression physique de Yves Léonard sur sa compagne Nice Simon.

Premier Octobre, une date qui soulève pas mal de réactions dans l’opinion publique, particulièrement avec les organisations dites féministes. Car, cela fait déjà une année depuis que Yves Léonard a bastonné la mairesse de Tabarre, Nice Simon. Cet événement rappelle également la façon dont Valdo avait ôté la vie à l’actrice, présentatrice Ginoue Mondésir.

Et, en signe de collaboration à Nice Simon, Ayiti Jistis-FANM se questionne sur l’état d’avancement du dossier. « Où est la justice de ce pays? », questionne-t-elle.

L’organisation féministe critique sévèrement le mutisme de la justice haitienne qui, malgré les différentes étapes déjà franchies, ne montre aucune volonté à se prononcer sur la question. « Après l’ordonnance de la Cour d’appel en date du 31 juillet 2019 qui a transféré Yves Léonard par devant le tribunal correctionnel pour être jugé, nous constatons que l’affaire semble ne plus être en liste d’intérêts. La justice se tait », a-t-on lu dans la note.
Faisant état de complot, l’organisation poursuit: « C’est toujours ainsi en Haïti! Ce silence signifie qu’ils veulent tout simplement fermer le dossier ».

Par ailleurs, certains défenseurs des droits de la femme disent constater la libre circulation de l’agresseur malgré la gravité des actes commis. « Un criminel qui devrait être en prison pour purger ses peines est pourtant libre de circuler comme tout autre citoyen », crient-ils. Connaissant les accointances de Yves Léonard, ces derniers font état de corruption au niveau du système judiciaire. « Il a beaucoup de juges à ses pieds pour faire trainer le dossier et du coup faire en sorte qu’il soit sorti sain et sauf », pensent-ils.

L’organisation demande à ce que lumière soit faite sur ce dossier oublié dans un grand tirroir. Ayiti- JISTIS FANM profite de l’occasion pour demander à la justice d’adopter des mesures pouvant freiner la violence perpétrée contre les femmes. « Nous continuerons à nous positionner du côté de Nice Simon et la défendre dans une logique d’éthique jusqu’à ce que justice lui soit rendue », toujours selon la note de l’organisation.

Il faut rappeler que cet acte de violence avait soulevé beaucoup de critiques. Des photos de la victime circulaient sur les réseaux sociaux montrant des bleus dans le dos, une morsure à l’épaule gauche, des traces de coups à la joue gauche et l’œil droit enflé.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Back to top button

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker