Le ministère de l’éducation appelle à la reprise des activités scolaires

Depuis bientôt un mois, toutes les activités, y compris les activités scolaires, sont suspendues en Haïti. Depuis le temps de la pénurie de carburant jusqu’à cette vague de protestations contre le président Jovenel Moïse, les portes des établissements scolaires restent fermées. De ce fait, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) lance encore une fois un appel à la reprise des activités scolaires sur tout le territoire du pays.

L’appel du Ministère est dirigé vers les acteurs et toutes les forces vives de la nation pour que les élèves, les étudiants et autres, puissent continuer avec leurs activités académiques sans ambages. « Suivant le Cadre d’action d’Incheon de 2030 (Corée du Sud, 2015), tous les États dont Haïti ont convenu de protéger les lieux d’apprentissage en toutes circonstances et de permettre aux apprenants d’avoir accès à l’éducation même en temps de guerre. », regrette le ministère devant le fait que l’État haïtien ne soit en mesure d’assurer la sécurité des élèves, étudiants, cadres des établissements scolaires.

En Haïti, personne ne peut prétendre suivre fidèlement son cursus académique. À défaut de ces troubles généralisés qui contrôlent chaque coin et recoin du territoire, il y a un problème particulier qui concerne seulement l’institution ou un problème personnel lié à la santé ou autre. « C’est toute une spirale d’inconvénients interreliés », témoigne un élève du lycée Toussaint Louverture. Cependant, assurément, ce n’est pas ce qu’aurait souhaité le ministère, à croire cette partie du cri d’alarme lancé : « Il est anormal que nos élèves/étudiants ainsi que les centres d’enseignement-apprentissage soient l’otage de la politique, depuis de nombreuses années. » Toutefois, l’emphase n’est mise que sur la politique.

Le ministère de l’éducation reconnait, à travers la note, le droit qu’a chacun pour exprimer ses revendications, cependant il déplore son usage jusqu’à porter atteinte au droit à l’éducation des uns et des autres, en prédisant que « Cette Haïti différente dont nous rêvons tous ne sera pas possible sans l’éducation ».

En remerciant les acteurs, attestant que suite favorable sera donnée à son cri, le ministère réclame aux agents éducatifs, les parents et enseignants en particulier, l’accompagnement de leurs enfants à l’école, la protection des établissements scolaires et les autres espaces liés à la formation « en toutes circonstances ».

Il ne faut pas oublier, malgré les frais recueillis sur les transferts en provenance de la diaspora, l’État haïtien n’est encore en mesure d’assurer l’éducation de 70 % des enfants en Haïti. En plus, l’Université d’État qui est réputée la plus grande du pays, n’arrive même pas à augmenter progressivement sa capacité d’accueil. Les étudiants reprochent toujours l’exécutif du chétif fond alloué aux institutions essentiellement à caractère de formation.

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