Les États-Unis posent sa condition pour envoyer de l’aide en Haïti

L’ultime condition pour que les États-Unis répondent à la demande du Président de la République par le biais du Chancelier haïtien est la formation d’un nouveau gouvernement. C’est la raison pour laquelle le pays d’oncle Sam continue à exhorter les acteurs politiques haïtiens au dialogue.

Les deux dernières notes traduisant la position des États-Unis sur la crise en Haïti sont corroborées par les déclarations d’un officiel du Département d’État au micro du journaliste de la Voix de l’Amerique Ronald César.

Ainsi, le sous-secrétaire d’État au Département d’État américain n’a pas tourné sa langue pour déclarer clairement : « Nous devons voir que tous les haïtiens sont fatigués. C’est pourquoi nous voulons que tous les acteurs politiques s’asseyent dans les plus bref délais pour dialoguer afin de former un gouvernement ». C’est, selon lui, la condition que doit remplir le Président pour que Trump vienne en aide à Haïti. « Nous étudions cette demande rapidement. Cette demande montre que les problèmes en Haïti sont plus grands en l’absence d’un gouvernement fonctionnel. Cette situation nous inquiète et inquiète la communauté internationale. Nous savons que le peuple haïtien est en train de souffrir actuellement. Pendant que nous étudions cette demande, nous voulons que tous les acteurs politiques s’assayent pour former un gouvernement », a-t-il recommandé.

Parallèlement, sur la question de demande de logistique pour la distribution de l’aide demandée aux États-Unis, le sous-secrétaire a affirmé que s’il y a un problème logistique, les États-Unis vont l’étudier. Toutefois, rien n’est encore su pour l’instant.

Sur la même lancée, cet officiel n’a pas mis de côté l’ensemble des revendications populaires qui occupent l’opinion où tous les secteurs lancent leur cri séparément à travers des sit-in, manifestations et autres moyens qui sont à leur disposition. Alors, il déclare que les États-Unis appuient le droit du peuple haïtien de manifester. Toutefois, le bémol, c’est que ça doit se faire sans violence, dans la paix.

« Le Président Moïse est le Président d’Haïti, c’est une question claire. En même temps, il y a les sénateurs et les députés qui ont la responsabilité de faire face aux défis du peuple haïtien », a-t-il expliqué tout en disant que le dialogue est inéluctable pour sortir le pays de cette crise qui s’empire à chaque seconde. Ce sont les acteurs qui doivent se réunir autour d’une table, dialoguer et former un gouvernement, estime John Piechowski.

À noter, des sénateurs et membres de l’opposition sont en voyage officiel aux États-Unis, histoire de rencontrer avec des autorités américaines à Washington dans le but de débattre sur la crise en Haïti. En attendant, les mobilisations continuent dans les rues de la capitale, ainsi que dans les villes de province. Les haïtiens continuent à exiger la demission du Président Jovenel Moïse.

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