Viol sur la route menant à Cabaret: un cri d’alarme est lancé

Informée par un riverain sur des cas de viols enregistrés sur la route nationale # 1, plus précisément à Titanyen, Canaan 70, sur la route menant à Cabaret, ne voulant pas nous contenter de ces révélations provenant du témoin et nous citons: plus d’une cinquantaine de femmes sont séquestrées et violées sur la route menant à Cabaret, la rédaction de TripFoumi Enfo avait contacté certaines autorités et autres personnalités domiciliées dans la commune pour nous en informer davantage.

Joints au téléphone, les maires Jean Gary et Vanide Féfé avouent être au courant de ces pratiques sur la route menant à Cabaret. Pour la Mairesse, cette situation leur est préoccupante. Elle fait savoir qu’elle avait été victime des attaques orchestrées par les bandits situant à ces endroits. Les bandits l’avaient sévèrement battue. Ils sont, dit-elle, sans pitié. Ils ont déjà violé un adulte de 65 ans. Enfant, jeune et adulte, aucune femme n’est exempte. Selon Madame Féfé, les bandits sont lourdement armés. Les interventions effectuées auprès des autorités de l’État central se révèlent infructueuses. Informant que le conseil municipal a déjà donné une conférence de presse pour attirer l’attention du public sur ces pratiques graves et condamnables, elle dit attendre un calme pour rentrer à Port-au-Prince pour des suivis les concernant. Elle exige le placement d’un commissariat de Police dans la zone.

Pour répertorier les victimes, Jean Gary qui est aussi le maire assesseur espère avoir le témoignage des victimes quoique c’est difficile, car les victimes ne veulent pas en parler. Elles peuvent aussi être traumatisées en racontant le vécu de ces situations, avance Jean Gary qui profite pour lancer un cri d’alarme, et demande aux victimes de parler pour qu’il y ait une solution. « Yon manman, yon sè, yon jenn fi ki viktim anba men gwoup bandi sa yo, se yon moun ki bezwen bon jan asistans sikolojik pou li pa touye tèt li », a expliqué Monsieur Jean Gary qui met emphase sur la nécessité d’un accompagnement qui se fera sous le nom d’un programme déjà existé au sein du bureau dénommé Famille-Enfants, et le lancement d’un cri d’alarme.

Selon un agent de police qui a voulu que son identité ne soit pas révélée, cette zone interpelle déjà la police qui compte intervenir. Il nous informe que la police travaille déjà pour que la paix retourne à Titanyen, Canaan 70. Il finit par nous dire que cette zone est sous le contrôle de la police. Toutefois, les actes de violence ne sont pas encore réduits, mais s’augmentent ces derniers jours marqués par des protestations populaires. Un journaliste qui habite à Cabaret, par téléphone, nous a informés que des citoyennes venant d’un grand hôtel de la côte ont été aussi violées au moment de la pénurie de carburant, à la fin du mois d’Août. Les garçons sont aussi utilisés par les individus. Ils sont forcés à la fellation. Il nous révèle que plusieurs chauffeurs de taxi sont impliqués dans les coups par peur d’être ciblés par ces malfrats qui imposent leurs lois dans cette zone.

Un responsable du Mouvement Kont Rèstavèk(MKR) dit avoir déjà intervenu sur ce dossier. Il est possible que plus d’une cinquantaine de femmes soient violées en une semaine parce que les bandits ne chôment pas. C’est, d’après lui, une situation qui n’a pas encore un an dans la zone. Ces individus armés profitent de cette crise socio-économique et politique pour régler leurs affaires. Les barricades érigées à Cabaret, une fois traversées par les citoyens de Saint-Marc, Arcahaie et Cabaret, l’obstruction qui les attend est l’ensemble des bandits qui érigent eux aussi leurs propres barricades pour intercepter les usagers de la route.

Tout comme pour les maires, le cri des personnalités est alarmant. Ils demandent aux autorités du pouvoir central de leur venir en aide pour instaurer un climat de sécurité dans cette zone qui relie Port-au-Prince à plusieurs autres villes de provinces, en passant par la route nationale # 1.

Ces derniers jours, plusieurs véhicules de transport en commun ont dû passer par Mirebalais pour arriver à Saint-Marc toujours à cause de ces gangs armés. À croire le maire Jean Gary, les bandits ne violent seulement pas, Ils pillent et tuent aussi. TripFoumi Enfo a ses yeux rivés sur ce dossier combien criant où les dirigeants politiques démissionnent ou se déchargent de leurs responsabilités.

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