L’ AIDH réclame la démission du Chef de l’État Jovenel Moïse

Plusieurs organisations nationales et internationales semblent fatiguées de l’endurance de la crise qui mine la population haïtienne ces derniers jours. Elles s’insurgent contre cette situation combien alarmante. En effet, L’Action Internationale pour les Droits Humains(AIDH), dans une note publiée ce Mardi 12 Novembre 2019, dénonce le comportement fataliste du Chef de l’État Jovenel Moïse et demande au président d’adopter une position de sagesse, pour éviter un bain de sang dans le pays.

Voici le communiqué dans son intégralité

L’Action Internationale pour les Droits Humains (AIDH) dénonce le manque de leadership du Président de la République, Jovenel MOÏSE, qui jusqu’ici n’a rien faire pour favoriser un climat de sécurité et de paix dans le pays en vue de permettre aux citoyens et citoyennes de vaquer librement à leurs activités.

L’AIDH rappelle que tout citoyen a droit à la vie et à la sécurité au regard de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948, en son article 3 qui stipule « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ».

La Convention Américaine Relative Aux Droits de l’Homme de 1969, en son article 4.1 qui stipule « Toute personne a droit au respect de sa vie. Ce droit doit être protégé par la loi, et en général à partir de la conception. Nul ne peut être privé arbitrairement de la vie. »

Et la Constitution Haïtienne en son article 19 qui stipule : « l’État a l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. »

L’AIDH condamne avec la plus grande véhémence les interventions brutales de la Police Nationale d’Haïti, les exécutions sommaires, les assassinats et les arrestations illégales lors des manifestations anti-gouvernementales et ainsi que les attaques contre les Médias et les Journalistes.

L’AIDH invite les manifestants pro et anti-gouvernementales à réaliser des mouvements pacifiques de protestation et attire l’attention de tous et toutes sur le fait que l’utilisation de la violence est interdite par la loi et est contraire à l’exercice du droit à la liberté d’expression. Casser les pare-brise de véhicules, incendier ou piller les institutions publiques, maison de commerce, écoles privées, d’ambassades, consulats, des tirs de pierres et mettre le feu à des pneumatiques sur la chaussée ne constituent pas des moyens démocratiques de communication ni ne peuvent en rien résoudre la crise.

L’AIDH déplore la triste réalité humanitaire que confronte le peuple haïtien depuis plus de deux (2) mois dans le pays. Elle tient à rappeler aux protestataires que l’article 23 de la IVème Convention de Genève pose le principe du  » libre passage de tout envoi de médicament et de matériel sanitaire » ainsi que  » des vivres indispensables, de vêtements et fortifiants » vers les populations civiles.

En ce sens, l’AIDH exhorte les protestataires à ouvrir un couloir humanitaire pour permettre aux malades de recevoir des soins et facilite le passage des travailleurs et travailleuses de santé et ambulance au niveau des barrages routiers.

Face à de tels constats, l’AIDH invite le Président de la République, Jovenel MOÏSE à faire preuve de sagesse en vue de faciliter le dénouement de la crise, dans le respect des droits politiques du peuple haïtien.

Reginald ATUS
Coordonnateur de l’AIDH

Tel: 509-37070339

E-mail : [email protected]

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