L’ambassade des États-Unis réagit autour du dossier de visa du sénateur Antonio Cheramy

Cette affaire est toujours vue comme un frein au mouvement de nos leaders politiques. Puisque la majorité de nos élus, nos politiciens, ont leurs familles résidant aux États-Unis. C’est, entre autres, ce qui donne à cette affaire de visa toute cette ampleur. Après la suspension du visa du sénateur de l’opposition, Antonio Cheramy, l’ambassade des États-Unis a rejeté l’idée de réduire le dossier à une seule personne, mais laisse perdurer le doute sur la motivation de l’action.

Informant le journal Loop Haïti de la légalité de son intervention, l’ambassade des États-Unis se réfèrent à l’article 221 (i) de la loi sur l’immigration et la nationalité pour s’expliquer. Selon cette disposition, le département a le plein pouvoir pour suspendre des visas. Cette explication ne renferme nulle part un éclaircissement sur le motif de cette décision en provenance des représentants du pays d’oncle Sam.

Le cas du sénateur ne peut pas être traité distinctement. L’ambassade américaine dit, voulant obéir à la loi concernant les dossiers liés aux visas, que le traitement d’un dossier correspondant à un tiers n’est pas possible. La loi américaine dispose d’une confidentialité sur les dossiers. Et, nous avons lu ce qui suit comme réponse provenant de l’ambassade des États-Unis : « Les dossiers concernant les visas sont confidentiels. Nous ne discutons pas de dossiers de visas individuels ».

« Nous exerçons ce pouvoir lorsque des informations nous révèlent à n’importe quel moment que le titulaire du visa peut-être être interdit d’entrer sur le territoire des États-Unis ou inéligible pour l’obtention d’un visa », c’est ce qu’a informé l’ambassade américaine sur le moment où les États-Unis peuvent suspendre un visa ou refuser d’en livrer à quelqu’un. Pour le sénateur, c’est une manœuvre utilisée par les États-Unis pour montrer leur support au Président Jovenel Moïse au palais national.

Réagissant à cette affaire, André Michel du secteur de l’opposition démocratique et populaire informe que c’est un moyen de pression planant sur beaucoup parmi les membres de l’opposition pour venir participer avec Jovenel Moïse à la formation du gouvernement d’union nationale. Il faut aussi préciser que le visa de l’ancien candidat à la présidence et au sénat, André Michel, est suspendu depuis plus de 3 ans.

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