L’opposition tiendra-t-elle sa promesse d’installer son président ce 18 Novembre?

Depuis quelques semaines, l’opposition politique a annoncé qu’elle allait entreprendre des démarches menant à l’installation d’un nouveau président ce 18 Novembre à la place de Jovenel Moïse. C’est le porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire, Me. André Michel, qui a toujours porté un tel message. Analysant le nouveau contexte qui surgit, plus d’un se demandent si l’opposition aura vraiment la capacité de tenir cette promesse.

Me. André Michel, le porte parole du Secteur Démocratique et Populaire a annoncé que l’opposition allait procéder à l’installation d’un nouveau président ce 18 Novembre pour remplacer Jovenel Moïse du pouvoir.

 »Nous allons installer le nouveau président avant 18 Novembre, dans un bâtiment public en attendant la démission de Jovenel Moïse du pouvoir », a soutenu Me. André Michel.
Concernant la sécurité du nouveau président, Me. Michel a répondu d’un ton ferme: « la population l’assurera » !

Les trois (3) mois de mobilisation contre le pouvoir en place ont affaibli la capacité de l’État à établir de l’ordre et la paix dans le pays, et favorisent également aujourd’hui la montée des bandes armées dans les quartiers dits défavorisés. « Il est claire que le président ne dirige absolument rien pour le moment et cela oblige l’opposition à choisir son successeur », selon les certains analystes.

Contrairement à ce que comprend l’opposition, Me. Samuel Madistin ainsi que Alfredo Antoine, le député de Kenskoff, qualifient d’anti-constitutionnelle cette demarche. Me. Madistin se réfère à l’article 149 de la Constitution de 1987 qui stipule que les juges de la Cour de Cassation ne peuvent pas se porter candidat à aucun poste politique. Pour remplacer un président, la Constitution dit clairement comment cela doit se faire.

Le député Alfredo Antoine, de son côté affirme que la Constitution ne donne qu’au Sénat le pouvoir de mener la procédure de choisir un juge de la Cour de Cassation pour remplacer un président de la République en cas d’absence après les deux premières années de son mandat.

Face à l’évolution de la crise et les analyses de ces hommes pro Jovenel Moïse, on se demande si l’opposition sera en mesure réelement d’installer son président ce 18 Novembre.

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