À Verrettes, des étudiants ont foulé le béton pour exiger la démission de Jovenel Moïse

Ce 18 Novembre, ils étaient plus d’une centaine d’étudiants de la commune des Verrettes à investir le macadam pour exiger un changement de système qui, disent-ils, doit passer inévitablement par la démission de Jovenel Moïse. Sous le label du « Regwoupman Etidyan Vèrèt », REV, la population verretienne était conviée à cette marche pacifique qui a été ponctuée par l’organisation d’un théatre de rue.

De Carrefour Cajoux, passant par le commissariat pour aboutir au Cimétiere principale de la ville, les étudiants ont offert un très grand spectacle à travers lequel ils ont reclamé la démission sans conditions du chef de l’Etat qu’ils considèrent comme le gardien par excellence du système qu’ils souhaitent détruire.

Max Stanley Saint-Gilles, celui qui a incarné la fonction de Jovenel Moïse dans le spectacle, se dit vexé de la situation dans laquelle le pays se trouve. « À travers cette mise en scène, nous avons voulu exprimer notre ras-le-bol tout en invitant les jeunes passifs à comprendre la nécessité de rejoindre la lutte », a-t-il introduit son intervention.

« Le système arrive à son terme. Les couches sociales sont devenues de plus en plus vulnérables. L’insécurité bat son plein. il nous faut changer de paradigme. », a-t-il soutenu vigoureusement.

De son côté, Ronick Romulus croit que ces deux mois de mobilisation constituent un pas géant dans la bataille pour dissoudre le système. Il avance: « les mouvements sociaux ne donnent pas les résultats escomptés du jour au lendemain. Pour faire une révolution, Il nous faut de la patience ».

Selon l’étudiant en Computer Science, il y a vraiment de l’espoir. Car, dit-il, le pays est doté aujourd’hui d’une jeunesse consciente, une jeunesse qui croit que son implication est hyper importante pour changer les données.

« Il y a des gens qui sont maintenant conscients qu’ils ne doivent pas continuer à vivre dans la crasse. C’est ce travail d’appel à la conscience qui doit faire son chemin. Ainsi, la prochaine génération trouvera la lutte à un niveau plus avancé et pourra boucler la boucle », toujours selon Ronick Romulus.

REV n’a pas encore fixé de date pour sa prochaine manifestation. Cela est du à un manque d’organisation de la structure qui, selon Faustin Exinor, est une alliance conjoncturelle dotée d’une structure plate, donc n’a pas de hiérarchie et de comité directeur.

Après ce déferlement des étudiants à travers les rues de la Cité de Dumarsais Estimé, la boucle a été bouclée par un enterrement symbolique au cimetière de Verrettes du chef de l’Etat Jovenel Moïse.

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