Angleterre: Ebenezer Azamati, un jeune aveugle violemment chassé à Oxford

Il est âgé de 26 ans. Aveuglé, l’étudiant qui est originaire du Ghana a été maltraité lors d’un débat à l’université Oxford. Il a été interdit d’accéder à la salle du débat le 17 Octobre dernier. Ce qui a fragilisé le mandat du président de cette institution. Les intervenants, de toutes couches sociales, parlent en faveur d’une démission de ce dernier.

« Je me sens indésirable dans l’Union, à Oxford et même dans le pays », ce sont ces mots qu’a crachés l’africain, à la suite du traitement subi par le personnel de sécurité. Licencié en sciences politiques à l’université du Ghana, l’étudiant est détenteur d’une maîtrise en politique internationale de SOAS. Le comportement indigeste du personnel de sécurité survient à la suite d’une tentative de ce dernier de s’asseoir à son siège préalablement réservé.

« Trente secondes après que Azamati s’es assis, le gardien de la sécurité est entré. Cinq secondes plus tard, il a commencé à toucher le jeune homme aveugle qui s’accrochait au banc. Trente secondes plus tard, il le traînait par les chevilles », a révélé Henry Haltwell. C’est un ami autre étudiant. Un ami de Azamati qui a été témoin. Il continue pour qualifier le traitement comme « n’étant pas assez humain pour mériter de la justice et un traitement équitable ».

Les accusations contre le jeune africain ont été refusées. Brendan McGrath, président de l’Oxford Union, s’est excusé auprès de la communauté d’Oxford University Africa Society (AfriSoc) et de l’étudiant aussi. Ce qui reste, ce sont les appels à la démission qui persistent avec intensité. AfriSoc estime que les motifs sont suffisants pour que le président démissionne, malgré les accusations portées contre le jeune. Un comité disciplinaire l’accuse d’avoir eu un comportement de manière violente.

« Nous croyons comprendre que M. Azamati, qui a une déficience visuelle, a été empêché par la force et la violence de rentrer dans l’union pour reprendre son siège et a ensuite été contraint de quitter la salle de débat entrant quand le programme n’avait même pas commencé. Même s’il était réintégré au début du débat, un traitement aussi médiocre par des moyens violents reste injustifiable », tel a été la réaction d’AfriSoc dans une note publiée. À noter, une petite vidéo a montré une dispute entre un agent de sécurité et Azamati dans sa chambre avant le débat.

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