Le Collège Canapé-Vert badigeonné de matières fécales

Cette question d’usage d’excréments humains pour faire passer des revendications en Haïti prend une allure très dense. Le rapport entre l’humain haïtien et les excréments est devenu tellement serré qu’ils sont maintenant une arme utilisée par des protestataires pour réclamer quelque chose qui est considérée comme dû. Le parlement, quoique ça ait été démenti. Ils (les sénateurs de l’opposition) ont parlé d’une affaire de liquide d’odeur nauséabonde. Dimanche 17 novembre dernier, l’Eglise Bethléem de Quartier-Morin a été souillé de matières fécales. Maintenant, c’est le tour du Collège Canapé-Vert.

Le Collège Canapé-Vert badigeonné de matières fécales

La directrice, madame Franck Paul, juge la nouvelle improbable, au moment où elle expliquait comment le gardien a découvert la scène ce lundi 18 Novembre 2019. À 3 heures du matin, le portail de l’établissement a été forcé. Le gardien avait entendu des bruits mais n’a pas réagi. C’est au lever du soleil que ce dernier a fini par découvrir les actes de vandalisme. Des sachets de matières fécales éparpillés dans la cour de l’école.

Optant pour la réouverture des classes, la directrice déplore et condamne l’acte. Elle continue pour dire que, malgré la fermeture des établissements scolaires, les directeurs continuent à subir des menaces, tout en jugeant nécessaire qu’un appel au respect des écoles soit lancé. « Ce n’est pas un dur coup, mais plutôt un acte inutile. On comprend les gens déshumanisés qui ont été négligés. Il faut un minimum de sécurité pour les institutions qui rendent service à la République. », estime Madame Paul.

Pour la réouverture des classes, Madame Paul remet tout à l’État à cause du climat d’insécurité, ajoutant que les parents ne vont pas non plus envoyer leurs enfants à l’école dans ces conditions. Elle pense que la sécurité des établissements scolaires doit être renforcée, tout comme les grandes villes où les écoles ne peuvent pas fonctionner. Les rues que devront emprunter les élèves doivent être sécurisées. Mais on ne peut pas continuer à garder les écoles fermées dans un pays où il n’y a même pas assez d’écoles.

Pour finir, la directrice du Collège qui est situé au numéro 2, rue Rennes, Canapé-Vert, a informé que les écoles en Haïti avaient déjà été dans cette situation et cite l’ère de Duvalier et le lendemain du séisme du 12 janvier 2010. Elle finit, en condamnant le badigeonnement du collège par des extrêmements, et souhaite que toutes les dispositions soient prises avant que les enfants reprennent le chemin de l’école.

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