Cayes: Des bandits prêts à déposer les armes si le président démissionne

Les endroits non contrôlés par le pouvoir central ont augmenté depuis l’intensification de la crise ces derniers mois. La Savane communément appelée Nan Savann, grande bidonville située aux Cayes, est aussi occupée par des bandits armés. Ils y établissent leur volonté. Au micro du journaliste Ralph Teddy Erol, l’un des bandits a fait savoir qu’ils sont prêts à déposer les armes. Une seule condition s’impose: La démission de Jovenel Moïse.

Cette ville, la troisième du pays est réputée pour l’une des plus chaudes ces derniers temps. On lui prête des actes de vols, de vandalisme et d’autres plus déplorables que condamnables. Les bandits avancent qu’ils sont dans le besoin. Ils réclament le changement de leurs conditions de vie. Les conditions de tous les habitants de la banlieue. Ils dénoncent l’incapacité des citoyens à se munir d’une toilette moderne. Leur cahier de doléances est rempli: entre santé, établissement scolaire, et beaucoup d’autres infrastructures sont parmi les revendications de ces individus armés.

Cayes: Des bandits prêts à déposer les armes si le président démissionne

Se dédouanant de toutes les accusations proférées à leur encontre, les bandits se défendent. Ils expliquent une stratégie de « couper route » à ceux qui voudraient venir les attaquer. Les chauffeurs qui se permettent le droit de se rendre sur leur lieu risquent de se faire voler leurs véhicules. Ils avouent faire opposition contre le président qu’ils jugent n’être pas en mesure de tenir le guidon de la nation.

Interrogés sur la provenance de leurs armes, qui sont d’ailleurs de grand calibre, les jeunes armés disent les avoir prises sur d’autres personnes, alors qu’avant, ils faisaient usage de pierres et bouteilles.

Cayes: Des bandits prêts à déposer les armes si le président démissionne

D’après les explications de l’un des caïds de la Savane, certaines armes ont été saisies. Des policiers, des agents de sécurité dans des pompes à essence, d’autres bandits armés affilés à d’autres clans sont, entre autres, de qui proviennent les armes. Ils ont pris d’assaut les gens sus-cités et les ont désarmés. Un agent de la PNH du nom Ziko serait venu jusqu’à eux pour leur offrir un échange illicite. Ils l’ont pris en sandwich et l’ont désarmé et confisqué l’arme.

Cayes: Des bandits prêts à déposer les armes si le président démissionne

Les bandits donnent l’air d’avoir vraiment le contrôle de leur zone. Les contours de la banlieue, les artères y compris, sont tous barricadés. L’érection des barricades vise la police qui a tendance à venir les cribler de balles. Pour les cas de kidnapping qu’a connus la ville des Cayes, ils récusent toute accusation. Ils précisent que les inconnus n’ont presque pas accès à La Savane. Ou du moins, les inconnus sont fouillés, au cas où ils seraient des espions.

Le premier message des bandits est lancé à un membre de l’opposition. Il s’agit d’Arnel Bélizaire. Ils demandent du renfort à l’ancien député de Delmas. Ils disent vouloir des munitions, comptant aussi sur la présence de ce dernier. Ces bandits lancent aussi un appel aux autres quartiers populaires. D’après l’un d’eux, le président aurait déjà démissionné si les autres ghettos s’étaient soulevés comme eux.

Cayes: Des bandits prêts à déposer les armes si le président démissionne

Kilikou est le nom de leur général. Ils disent solidaires de leur chef. Les menaces contre Kilikou ne les ébranlent pas, car disent-ils, sont déterminés à protéger inconditionnellement leur chef. Tout en dénonçant le commissaire du gouvernement des Cayes, ils réitèrent leur volonté de déposer les armes si le Président de la République démissionne. Dans le cas contraire, ils ne vont pas lâcher prise.

Cayes: Des bandits prêts à déposer les armes si le président démissionne

S’ils dénoncent le pouvoir qui planifie des offres intéressantes pour les amadouer, ils déclarent n’avoir pas encore pris contact avec les membres de l’opposition. Toutefois, ils appellent l’opposition, qu’elle soit des Cayes ou de Port-au-Prince, à apporter son soutien. Des malfrats armés qui s’appellent bandits, font un appel au renfort en munitions, et accusent l’institution policière d’être politisée, qui accusent également la situation du pays responsable de leur comportement, qui s’aventurent dans une lutte, selon ce qu’ils ont déclaré, contre le régime en place.

Pour la lecture intégrale du grand reportage réalisé par Ted’Actu à La Savane, aux Cayes, vous n’avez qu’à ouvrir ce lien.

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