Le téléphone et le volant tuent réellement

Conduire et utiliser son téléphone n’est et n’a jamais été une bonne attitude à adopter. À travers le monde, nombreuses sont les personnes victimes de la circulation routière. Conduire et écrire ou Parler au téléphone l’une des causes des accidents. C’est ce qui a, malheureusement, causé la mort d’une dame et de trois enfants en Grande Bretagne.

Ils venaient tous les quatre d’un camping quand un camion qui roulait à vive allure percute l’arrière de leur voiture. Le chauffeur du camion, qui changeait de musique, a été distrait dans son téléphone et n’a pas pu remarquer le danger qu’il courait. Il était déjà trop tard quand il voulait freiner et changer le trajectoire de son poids lourd et tuant, sur le coup, les quatre personnes.

«La quantité de douleur que j’ai vécue et sans pareil. Et c’est dommage que des gens utilisent encore le téléphone au volant. Faut-il que quelqu’un soit tué pour que les conducteurs changent de comportement ?», se plaint le père de deux des enfants, attristé par cette perte.

Ce genre de drame n’est pas nouveau. Et cela se produit presque partout dans le monde, notamment chez nous en Haïti où règne l’anarchie. Des chauffards qui ne connaissent ou ne respectent pas les règles de la circulation ou des policiers qui peinent à faire correctement leur travail, les problèmes sont nombreux et risquent de demeurer tels quels. Les textes de lois sont là mais ne s’appliquent jamais. Au regard de l’article 42 du décret du 26 mai 2006 régissant la circulation routière en Haïti, il est formellement interdit à tout conducteur d’avoir en main son portable au volant de son véhicule. Pareillement pour l’alcool, selon l’article 44 dudit décret considéré comme le code de la route haïtien.

Sur les routes nationales, à l’intérieur des grandes villes, on fait face régulièrement à de graves cas d’accident dont leur origine est à 90% liée à l’excès de vitesse, téléphone et/ou alcool et l’absence totale de signalisation routière (verticale, horizontale, lumineuse ou à bras).

Quand serons-nous conscients du danger que nous courons quand nous utilisons le volant et le téléphone en même temps ? Quand serons-nous en mesure d’utiliser la loi contre tous ceux qui commettent ce délit ? En tout cas, nous paraît-il, il faut attendre encore longtemps pour en arriver là. Entre-temps nous ne cessons de répéter : la route blesse et tue. Les deux conditions principales de la bonne conduite sont toujours et encore la courtoisie et la prudence.

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