Jovenel Moïse minimise l’idée des autorités dominicaines d’ériger un mur à la frontière

Le chef de l’état Jovenel Moïse dit ne pas prendre au sérieux l’idée des autorités dominicaines d’ériger un mur à la frontière Haïtiano-dominicaine. Au cours d’une interview accordée au journal Efe le premier mandataire de la nation assure qu’il ne se soucie que des affaires d’Haïti et maintient le principe du respect de la souveraineté nationale.

Jovenel Moïse minimise l’idée des autorités dominicaines voulant ériger un mur à la frontière. Je suis le président d’Haïti. Ce qui m’importe le plus c’est de protéger les citoyens haïtiens. Je suis intéressé à travailler pour le développement de mon pays parce que les 27 750 km² de terre et les quelques 90 000 km² de mer sont respectés selon le vœu de la constitution, a déclaré en substance Jovenel Moïse.

C’est ainsi que le président a répondu, lors d’un long entretien avec EFE, à une question sur les promesses électorales de plusieurs candidats aux élections présidentielles de 2020 en République dominicaine, qui veulent imiter le président américain, Donald Trump, avec son mur à La frontière du Mexique.

Cependant, dans sa réponse, Moïse a souligné que la Constitution haïtienne stipule que le territoire haïtien doit être « respecté ». Il a également mentionné que dans une éventuelle nouvelle Magna Carta, qu’il entend promouvoir, le principe du respect de la souveraineté sur le territoire haïtien sera maintenu.

De même, bien qu’il ait souligné que son seul intérêt est ce qui se passe à l’intérieur des frontières d’Haïti, Moise a reconnu que « le monde est un village ».

Deux candidats à la présidence de la République dominicaine qui militent au sein des partis minoritaires ont promis de construire un mur pour séparer la République Dominicaine de son voisin appauvri sur l’île d’Hispaniola, Haïti.

L’un de ces candidats est Ramfis Domínguez Trujillo, petit-fils du dictateur Rafael Trujillo, qui a ordonné en 1937 de tuer des milliers d’haïtiens. L’autre est le conservateur Quique Antún, chef du Parti chrétien de la réforme sociale (PRSC), une formation fondée par l’ancien président Joaquín Balaguer, héritier politique de Trujillo et qui a dirigé un régime autoritaire entre 1966 et 1978, puis est retourné au siège de l’État à une époque plus tard.

Des voix se sont déjà élevées en faveur du mur parmi certains politiciens des partis majoritaires, mais pas parmi les principaux candidats à la présidence lors des élections de mai 2020.

Près de 700 000 Haïtiens résident légalement en République dominicaine, mais on estime qu’en comptant les sans-papiers, le nombre d’immigrants haïtiens peut dépasser le million.

Les autorités dominicaines ont expulsé 57000 Haïtiens en 2018, selon les chiffres officiels, et chaque mois, ils continuent d’expulser des milliers d’immigrants de ce pays qui ont franchi la frontière de manière irrégulière. ‌

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