« L’accord de Marriott est un coup d’État classique » estime Éric Jean-Baptiste

Ne s’affiliant ni à l’accord de Marriott qui scande la démission du Président, ni à celui de Kinam qui s’accorde uniquement à la formation d’un nouveau gouvernement, le secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes(RDNP), Éric Jean-Baptiste joue cavalier seul, même si sa position est beaucoup plus favorable à la nomination d’un nouveau cabinet ministériel.

Estimant que « L’accord de Marriott est un coup d’État classique », Éric Jean-Baptiste pense que l’initiative des structures adhérant à cet accord est entachée d’inconstitutionnalité, et s’y oppose automatiquement par le fait que son parti, dit-il, défend le respect de la constitution.

Il poursuit pour présenter sa lecture de la crise sévissant en Haïti qui est, a-t-il déclaré, une rencontre de deux luttes avec intérêts distincts. C’est ce qu’il dit avoir notifié au sous-secrétaire d’État américain, David Hale, lors de la rencontre avec des leaders politiques. Ces deux luttes sont : une lutte réelle embrassée par les 6 millions haïtiens qui pataugent dans la misère et une autre qui met en scène des politiciens traditionnels qui cherchent à prendre le pouvoir à tout prix, sans passer par les urnes.

M. Jean-Baptiste informe que le refus de son parti de prendre part aux rencontres de l’Alternative Consensuelle pour la Refondation d’Haïti est causé par le traitement en parent pauvre du RDNP, avec deux seuls représentants sur vingt, et un statut d’observateur.

Quant à sa récente position sur la démission du Président, Éric Jean-Baptiste croit que le RDNP garde encore son point de vue, mais cela doit se faire en toute constitutionnalité. « Jovenel Moïse ne peut pas partir et mettre la clé du palais sous la porte », pense l’ancien candidat à la présidence.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Back to top button

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker