Flash: Jean Kervens et Jean Gardy blessés par balle à Léogane

Jean Kervens, 26 ans, et Jean Gardy, 33 ans, ont été blessés par balle des agents de la police nationale cet après midi 12 décembre 2019 à Léogane, lors d’une manifestation contre le pouvoir en place. Actuellement, les victimes sont à l’hôpital Sainte Croix de la cité d’Anacaona pour recevoir les soins que nécessite leur cas.

Intervenant sur les ondes de la radio Zénith, le sénateur de l’Artibonite Youri Latortue dénonce le président Jovenel Moïse qui a, dit-il, intimé l’ordre aux policiers de tirer sur les manifestants. L’un des avocats de l’opposition, Me Caleb Jean Baptiste a annoncé qu’une plainte sera déposée à l’Inspection Générale de la PNH contre ces agents du CIMO qui ont fait usage abusif de gaz lacrymogènes alors que le mouvement était pacifique, a-t-il déclaré sur Zénith FM.

Ils étaient plusieurs centaines de manifestants à fouler le macadam ce jeudi 12 décembre 2019 à Léogane pour continuer d’exiger le départ du Président de la République Jovenel Moïse au pouvoir. “ Jovenel Moïse doit partir et il partira, a déclaré l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jean Danton Léger.

De son côté, le militant politique du parti Pitit Dessalines Muraille Jean Myrtho a critiqué le comportement des agents du CIMO pour n’avoir pas utilisé la force proportionnelle vis-à-vis des protestataires au cours de cette journée de mobilisation afin de disperser la foule qui avait tendance de grossir à chaque instant. Les militants annoncent d’autres mouvements dans les jours à venir pour continuer de réclamer la démission du chef de l’État. Parallèlement, une délégation de l’opposition politique, en particulier le Secteur Démocratique et Populaire se trouve actuellement à Petit-Gôave, toujours dans l’idée de relancer la mobilisation populaire contre Jovenel Moïse.

Soulignons que des manifestants mécontents ont tenté d’incendier un véhicule sur la route nationale numéro 2.

Il faut également rappeler que selon le dernier rapport du RNDDH, sur 126 personnes tuées pendant les cinq massacres enregistrés sur le régime de Jovenel Moïse, près de 50 % sont des victimes des agents de la PNH qui ont surtout été touchées à la tête par des policiers.

Back to top button
Close
Close

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker