La mendicité, un fléau à éradiquer en Haïti

Face à la dégradation de l’économie du pays, la mendicité est de plus en plus pratiquée. Elle a tendance à devenir un métier pour certains. Autrefois, elle était réservée aux personnes ayant des incapacités physiques les empêchant de travailler pour subvenir à leur besoin. De nos jours, elle est exercée par des femmes et des hommes visiblement bien portants. La mendicité est devenue un métier à part entière, celui le plus dynamique et le plus créatif de tous. Elle est un métier qui se pratique en haillons, en pantalon-chemise- cravate, en famille, en pleurnichant ou avec d’autres stratégies ouvertes ou encore de façon rusée.

 Les mendiants sont partout, tout le temps, tous les jours

À Port-au-Prince, impossible de s’asseoir quelque part, de marcher dans la rue, ou bien encore prendre le car sans être interpellé par un ou plusieurs mendiants quémandant l’aumône. Et, ne soyez pas surpris si on frappe à votre porte pour vous demander de l’argent. En contrepartie, vous aurez droit à quelques bénédictions. Comme “Bondye avèw, BonDye beni w”.
Le phénomène se présente sous diverses formes. Ainsi, des femmes bien portantes louent des enfants avec l’accord des parents pour aller mendier auprès des usagers de la route. À la fin de la journée, un taux forfaitaire est remis à ces parents.

En  Haïti, le vent a toujours été favorable à une croissance vertigineuse de la pauvreté. Sur les grandes artères de la Capitale, au niveau des feux de signalisation, des carrefours, des stations d’essence, partout où la circulation est dense, dangereuse, fleurissent et opèrent nos téméraires mendiants de jour comme de nuit.

Et dans ce beau monde, ils sont de tous les âges ; jeunes et vieux, gamins et bébés, hommes et femmes, garçonnets et fillettes, malades et bien portants.

Bravant le danger, ils slaloment entre véhicules et motos, ne regardent, ni à gauche, ni a droite, ni même le feu qui passe au vert, ces mendiants, au nom d’une lutte pour la survie, exposent ainsi, et leur vie et celle des autres. “Yap chache lavi”, dit-on.

Il est temps que l’on s’attaque  aux racines de ce phénomène social 

Les autorités haïtiennes ont le devoir d’arrêter le phénomène, en cessant la corruption au nom de la sécurité sociale. Non pas à coups de bâtons, ni comme en d’autres temps, comme sur la dictature de ramasser ces pauvres gens, les embarquer à bord de camions de la voirie pour les déverser comme des ordures à quelques part de la capitale. Mais avec des actions de dissuasion permanentes, le phénomène peut disparaître sans violer leurs droits.

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