Une fête de fin d’année dans une situation économique très précaire

Dans tout le pays et surtout dans les quartiers populeux plus rien n’est encore assuré et clair pour les fêtes de fin d’année. La population ne sait pas encore à quel saint se vouer pour faire face à la situation économique de plus en plus catastrophique pendant les périodes de fin d’année.

Après plus de deux mois de mobilisation sur tout le territoire national afin de forcer le premier citoyen de la nation Jovenel Moïse à quitter le pouvoir, un mouvement baptisé *‹‹ pays Lock››, avec un panier de la ménagère déjà trop élevé pour sa bourse, la situation économique du peuple semble compliquée par la hausse des prix des produits de première nécessité. Peut-on parler de fête en ces temps si difficiles en Haïti ? S’interroge une jeune fille résidant à Fort National, au journaliste de TripFoumi Enfo.

Pour certains, le problème de l’insécurité a également causé une psychose de peur chez les membres de la population provoquant en même temps un ralenti considérable des activités économiques. Malgré la présence de certaines patrouilles policières et aussi la nouvelle opération dénommée ‹‹ toile d’araignée›› lancée par le haut commandement de la PNH, les groupes armés ne cessent de semer la pagaille où l’insécurité bat son plein dans la plupart des zones à forte attraction. Dans certains quartiers “dormir tranquille” est déjà un privilège, voir fêter, a soupiré un sexagénaire de Solino, une banlieue de Port-au-Prince.

Arrivé au bicentenaire où s’abritent des victimes du massacre de La Saline, l’extrême pauvreté est à vue d’œil. Déjà marginalisée, opprimée, cette catégorie ne reste absolument rien si oui, d’attendre que quelqu’un tombe ou touche sous les balles criminelles, sinon un autre massacre pour les enrayer de la carte de la pauvreté. Pas un programme gouvernemental en sa faveur.

Rosemarie, mère de trois enfants, vit dans une maisonnette de fortune de moins de 4 mètres carrés sur la place d’Italie en face du parlement. Elle ne veut pas entendre parler de fête dans sa situation actuelle. “Eske nan etam ye la a m kapab nan koze fèt? Fèt pou grannèg yo men nou menm se ti manje n bezwen epi kote pou n dòmi ak timoun yo” a-t-elle déclaré tristement.

Dans un pays où l’on assiste à la recrudescence de la violence, la corruption accapare toutes les sphères des institutions publiques ou privées. Les gangs armés imposent leurs propres lois et personne n’est exempt. Pas de soin de santé, pas de sécurité, pas d’alimentation, le courant électrique devient un luxe pourtant il constitue la base même de dysfonctionnement de la vie normale surtout pendant la période des fêtes de fin d’année, on ne peut pas parler de fête.

Si on avait de l’électricité même si l’on est fauché, on pourrait quand même écouter de la musique pour se distraire, créer l’ambiance et oublier un peu les mauvais moments de l’année, a lâché un personnage a TripFoumi Enfo.

Le gouvernement avait annoncé le panier de solidarité pour tenter d’apporter un apaisement dans les quartiers défavorisés durant cette période de fin d’année. D’autres mesures dont un plan de sécurité ont été annoncées. Jusqu’à date rien n’est encore fait. Mais entre les multiples promesses et les actes, on a toujours tendance à dire que Jovenel Moïse, se creuse de plus en plus un grand fossée.

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