Un vent de panique souffla sur Port-au-Prince ce mercredi

Après l’assassinat du policier Makensy Pierre au centre-ville, ce mercredi 22 janvier 2020, la journée qui n’a pas mieux commencé a fini sous un vent de panique, de peur.

En colère contre la mort de l’agent, des citoyens de Bel-air, de Delmas 2, Delmas 4, Delmas 6 et Delmas 18, ont paralysé complètement la circulation en signe de protestation.

Des pneus enflammés, barricades de toutes sortes étaient érigées dans ces zones, des tirs nourris, tous comme expression de colère et exigence de justice.

Dans les parages du parlement haïtien, ce fut le chaos total. Des hommes lourdement armés baladaient et semaient la terreur. Les employés vont jusqu’à s’abriter sous des bureaux, pour s’épargner de tout risque d’être atteint de projectile. Les petits marchands qui étalent habituellement leurs produits en face de l’institution s’y étaient réfugiés en vue de se sauver la peau.

Entre-temps, les usagers de la route de Martissant et ses paisibles habitants connaissent toujours des péripéties, parce que les gangs continuent à s’affronter en éliminant tout ce qu’ils trouvent sur leur chemin.

Tous ceux-là ont conduit à un étonnant embouteillage où deux tronçons de route sont seulement praticables. Nazon et Lalue étaient bourrées de véhicules ne pouvant fréquenter le bas Delmas.

De jour en jour, le climat d’insécurité rafle du terrain et inquiète davantage les citoyens de la zone métropolitaine de l’Ouest, avec environ 15 cas de kidnapping recensés. Ce qui montre que tout va mal en Haïti et les autorités gardent encore le mutisme.

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