«Si Leta pa frennen kidnapin nan, pap gen kanaval», soutiennent des étudiants de l’UEH

Dans une conférence de presse donnée à la Faculté d’Ethnologie ce Jeudi 13 Février 2020, dont la rédaction de TripFoumi Enfo était représentée, Mathildson Charlotin, un des initiateurs du mouvement de protestation des étudiants de l’UEH, affirme qu’après cette semaine de mobilisation, si les autorités de l’Etat n’adoptent pas les dispositions qui s’imposent pour freiner le phénomène de kidnapping qui ronge le pays, ils vont donner une tournure plus radicale à leurs revendications en s’attaquant aux stands pour empêcher la réalisation des festivités carnavalesques.

Il est 2h 06, le décor est bel et bien planté. Des étudiants se préparent à rencontrer La Presse. Sous le label de plusieurs structures dont le Groupement des Etudiants Révolutionnaires (GER), ces assoiffés de savoir, après 4 jours de mobilisation, vont exposer à plusieurs médias les prochaines étapes de leur mouvement.

Dans une salle presque vide, des étudiants font la lecture alors que les journalistes installent leurs matériels de travail (camera, magnétophone, téléphone). 2h12, la conférence de presse débute!

«Nous, étudiants, sommes conscients que la situation sécuritaire du pays s’aggrave avec le temps. Depuis lundi, nous sommes dans la rue pour exiger à l’Etat de prendre ses responsabilités face à la montée criante du kidnapping», lance Mathildson Charlotin avec véhémence.

L’ancien jeune député pense que notre disparition est imminente, c’est pourquoi, pense-t-il, que nous devons continuer à lutter. «L’être haïtien est à quelques millimètres de son inexistence. Nous devons tous être conscients que le pays est très proche de l’explosion», fustige l’étudiant en Anthropologie.

Questionné sur les prochaines étapes de ce mouvement, le natif de Carrefour soutient: «tout tan Leta pa konsyan de nesesite ki genyen pou l chanje done yo, nou menm etidyan nou Pap lache batay la. Fòk zafè kidnapin nan sispann».

Haïti vit une suite de moments noirs. Après le pays lock, le kidnapping vient s’ériger presqu’en mode de vie. La Police Nationale est en crise. L’Etat de son côté se prépare à organiser le carnaval national. Combien de nos frères doivent encore disparaître pour que les autorités puissent prendre conscience de la gravité des faits? Attendons la suite!

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