Michel J. Martelly prouve une fois de plus son mépris des institutions haïtiennes

Tandis que des voix s’élèvent contre l’organisation du carnaval cette année, la commune de Port-au-Prince annule le sien. Cependant, d’autres villes, à l’instar de Jacmel et Port-de-Paix, organisent les leurs. Au Cap-Haïtien, que ce soit du côté du comité organisateur, du côté du comité du 350e anniversaire de la ville ou de la mairie, silence total sur le déroulement de l’évènement. Pourtant, la bande à Sweet Micky choisit son parcours et crée l’ambiance dans la ville ce lundi 24 février 2020, pour le compte du 2e jour gras.

Le carnaval est obligatoirement coiffé par les autorités locales. Au Cap-Haïtien, vu les préparatifs liés aux 350 ans de la ville, le comité organisateur de l’événement, la mairie de la ville et la police dans le département du Nord sont les principaux acteurs importants dans la tenue de cette festivité. Alors qu’ils gardent le silence, l’ex président d’Haïti mobilise sa troupe musicale et investit la rue sur son char ce lundi, piétine en ce sens l’autorité de toutes ces institutions établies.

Martelly n’a même pas songé à respecter le parcours qui a été défini pour le carnaval à cause des mouvements anticarnavals des habitants de la ville. Pour cela, il a élaboré son propre parcours. Son arrogance et irrespect ont occasionné une situation chaotique dans la ville Christophienne où au moins six blessés par balles ont été recensés, dont l’une des ses amies sur son char musical et deux policiers, d’après ce que rapporte le correspondant permanent de la radio Méga dans le département.

Ayant toujours été reproché de n’avoir aucun respect pour les institutions, Michel Joseph Martelly semble n’être pas prêt à changer. La presse haïtienne, les femmes, la justice sont les principales cibles de ses diatribes. Jusqu’à quand doit-on supporter ces balivernes? À quand la fin de tout ça?

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