« Je vais continuer mes études en France » chuchote une étudiante dans un mini-bus

Il était six heures, ce mardi 3 mars, trois étudiantes de la Faculté de Médecine de l’Université d’État d’Haïti étaient à bord d’un mini-bus assurant le transport Delmas-Portail. La fille qui portait des lunettes, a bien l’air d’être la plus jeune, chuchote à ses amies qu’elle ne compte vraiment pas rester en Haïti, en raison de l’insécurité qui bat son plein dans les parages de sa Faculté.

Surprise, l’une de ses amies a répliqué par une question pour savoir quand est-ce que l’étudiante va laisser le territoire haïtien. Elle a dit qu’elle ne sait pas encore. Tout est presque fin prêt pour que la date soit désormais fixée.

Selon ses dires, sa mère qui vit en France est inquiète du devenir de sa fille. Son frère qui étudie au Canada envisageait passer la noël en Haïti, mais a fait marche-arrière, parce que le taux de pertes en vie humaine par l’insécurité a haussé et n’a malheureusement épargné personne.

L’autre qui ne faisait qu’observer a lâché ce qu’elle envisage. Ne pouvant quitter Haïti, elle pense retourner à la Campagne. Son frère qui étudie à l’INUKA a déjà mis une pause à ses études parce qu’il vient à peine d’échapper d’une tentative de kidnapping à Fleuriot, commune de Tabarre.

Cette conversation qui a longtemps duré à cause d’un bouchon monstre à Nazon, a pris fin au Carrefour de Delmas 33. Tous les passagers ont descendu le mini-bus, ont pris la direction de leur maison. Deux des étudiantes ont franchi la voie menant à Delmas 32, l’autre qui n’a rien dit sur ce qu’elle souhaiterait faire a pris une camionnette pour Siloe.

Back to top button
Close
Close

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker