Haïti semble avoir trouvé une solution capable de barrer la route au COVID-19

De nombreuses organisations nationales et internationales, Opérant en Haïti, semblent avoir trouvé leur solution au COVID-19, le seau à robinet, une stratégie de communication honteuse, jugés par certains internautes. À ce jour, Haïti a confirmé 15 cas testés positif au nouveau coronavirus et 105 suspects. La stratégie des autorités pour empêcher la propagation du virus est toutefois indéfinie mais ils semblent miser sur les consignes et les règles d’hygiène conseillées par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS). Malgré leur manque de moyens pour les faire respecter.

Dans cette période d’urgence accrue, on a plus que besoin d’eau pour faire face à la pandémie mortelle, la DINEPA, l’institution concernée, n’a jusqu’à date pas réagit pour définir sa stratégie en vue de renforcer sa capacité pour répondre à l’urgence de l’heure, ni, le chef de l’État dans toutes ses allocutions n’a nullement mentionné ce secteur vital dans la bataille conte le COVID-19. L’acces à l’eau courante, c’est ce qui manque le plus en Haïti, notamment en milieu urbain.

Dans un rapport de la Banque Mondiale publié le 29 Janvier 2019 intitulé: «Regarder au-delà de la provision par le gouvernement des services en eau et assainissement – les choix et pratiques des plus vulnérables en Haïti», il a mis l’accent sur l’intérêt d’investir et renforcer la capacité de la direction nationale Direction Nationale d’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) pour assurer la gouvernance du secteur. Il a aussi démontré un lien direct entre le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement et la santé de la population, avec notamment un effet néfaste sur la croissance des enfants.

Malgré les recommandations faites par la Banque Mondiale, aucun changement n’a été remarqué dans le service d’eau et d’assainissement dans les milieux urbains. Les habitants dans l’aire métropolitaine: Pétion-Ville, Delmas, Port-au-Prince n’ont jamais vu l’eau coulée dans leur robinet depuis plusieurs semaines voire même des mois.

Une Habitante de Pétion-Ville, residée à Vivi Mcihel, jointe au téléphone, nous a confié qu’elle n’a jamais vue l’eau de la DINEPA coulée dans son robinet. Mwen menm se kamyon dlo mwen toujou achte, explique-t-elle.

Un propriétaire de Delmas, raconte que depuis plus de 6 mois la DINEPA n’a jamais envoyé l’eau pourtant elle nous envoie chaque mois ses factures.

En ce qui concerne Carrefour, cette commune a vu l’eau coupée depuis après le séisme du 12 janvier 2010. Celle-ci aurait coupé les conduits transportant l’eau dans la commune, a martelé une carrefouroise.

La solution au COVID-19 à l’haïtienne

Les organisations internationales et locales non gouvernementales semble avoir trouvé leur solution capable de contenir le nouveau coronavirus. C’est ainsi, ces organisations ont offert en don un ensemble de seaux à robinet permettant aux habitants de se laver les mains tentant de faire l’une des consignes de l’OMS leur stratégie de communication, honteuse et calamiteuse, jugent certains internautes.

Des organisations comme: Unicef en Haïti, la Fondation Rose et Blanc de la famille Martelly et même des institutions de l’état: La présidence et le bureau de la première dame tentent de faire les seaux à robinet leur solution à cette crise d’urgence de santé publique qui devrait être abordée avec plus de rigueur.

Ces dons ne semblent pas faire unanimité au sein de la population surtout chez celles qui ont accès à l’internet. Le 19 mars dernier, l’UNICEF en Haïti, a publié une série de photos sur sa page Facebook puis supprimées par la suite, montrant un agent de l’organisation a remis un ensemble de seaux à robinet à La ministre de la santé publique et de la population, M Marie Clément Greta Roy. « Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le COVID-19 l’UNICEF offert 1000 seaux à robinet au Ministère de la Santé Publique et de la Population», écrit l’organisation sur sa page Facebook.

Les photos ont suscité une vague d’indignation au sein de population civile. S’indignant qu’une ministre de la santé publique et de la population d’un pays se mettait à poser misérablement pour se faire prendre en photo par un agent d’une organisation pour recevoir 1000 seaux à robinet. Cela traduit la bassesse, l’incompétence et l’insouciance, ont jugé certains internautes.

Puis vient, les seaux de la présidence, du bureau de la première dame et de la Fondation Rose et Blanc en vue d’impliquer dans les préventions contre la pandémie COVID-19. Certains demandent, combien coûtent ces seaux et les stickers inscrivant dessus? Pourquoi ne pas investir tous ces argents dans les hôpitaux publics et privés qui en ont grandement besoin?

Entre-temps, on attend toujours la stratégie de la DINEPA, l’une des institutions vitales dans le cadre de la lutte contre la pandémie mortelle qu’est le COVID-19.

À rappeler que l’ambassade des Etats-Unis en Haïti a annoncé que les 2,2 millions de dollars d’aide initiale octroyés à Haïti vont servir aussi à renforcer le service d’eau et d’assainissement en Haïti parmi les secteurs qui demandent d’être renforcés.

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