Avec ces dirigeants corrompus, Haïti ne sortira jamais de ce marasme économique

Nous sommes actuellement en pleine gestion d’une crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau Coronavirus qui questionne avec amertume le système de santé de presque tous les pays du monde. Ils sont peu à pouvoir répondre aux exigences de la pandémie, les grandes puissances économiques mondiales se voient désorganisées… sur la voie de la faillite. Et, Haïti, grand récepteur d’aide internationale, n’a toujours pas la capacité d’envoyer un signal confiant démontrant qu’il y a un effort effectué par son gouvernement.

Les aides viennent de partout, du secteur privé des affaires, des États-Unis, de la France, de l’Union Européenne, du Taïwan, entre autres, mais jusqu’ici, aucun bâtiment, aucun centre hospitalier n’est encore réaménagé pour recevoir les personnes testées positives au Covid-19.

La transparence qui devrait être maîtresse de l’agissement de l’État est loin de l’être. Une affaire de milliers de masques distribués dans des endroits jusqu’ici non-identifiés. Pour la réception de 3000 gourdes comme support de l’État central, l’haitien a dû faire inscrire son nom sur une liste qui sera acheminée à la compagnie téléphonique qui facilite le programme par son service Cash. Personne ne sait qui aura le gros lot, si c’est la population, l’État/partisans/militants alliés ou la compagnie elle-même.

C’est comme se rappeler du fonds de la Commission Internationale pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), qui est plongé dans l’abîme de la corruption et est passé à l’autre bout du désespoir haïtien. Ne serait-ce les médias internationaux et les quelques uns nationaux, il semble que les aides provenant de l’étranger ne seraient jamais connues du public.

L’après Covid-19 est inquiétant. Le pays peut connaître une famine. D’ailleurs, le président de la République le prévoit ainsi. Toutefois, tout cela découlera de la gestion de la crise. Or, la crise est gérée dans un mutisme que personne ne croirait.

C’est un tourbillon. Avant hier c’était CIRH. Hier, c’était PetroCaribe, Aujourd’hui, c’est KòbKowona. Le pouvoir rose est trempé dans les deux derniers jusqu’au cou. Mais, toujours est-il, notre justice est contrôlée. Alors la corruption continuera à détruire le quotidien de chaque haïtien.

La faim, précarité sanitaire, black-out, système éducatif en dégradation, production nationale ruinée, sécurité en faillite, … il y a des plaies partout en Haiti et c’est ce qui explique le déplacement massif des haïtiens vers des pays étrangers au péril de leur vie. et que les gens ont peur d’y investir.

En tout cas, la crise et l’urgence alimentaire frappent déjà plus de trois millions d’haïtiens. Comment sera demain? Puisque les autres pays partent vers l’auto-suffisance avant de chercher à aider les pays pauvres comme Haïti.

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