En Haïti, les compagnies de transferts refusent de payer les clients en dollars US, les victimes témoignent

Les bureaux de transferts en Haiti sont ce qui ne manquent pas. Pourtant, dans les transferts d’argents depuis la diaspora en dollar américain en direction d’Haïti, les bénéficiaires se plaignent d’être contraints de recevoir leurs transferts en gourde.

Les bureaux les plus critiqués dans cette affaire sont Western Union, MoneyGram et Uni Transfert. Les plaignants témoignent que, une fois arrivé dans le bureau, l’homme au guichet leur dit qu’il n y a plus de dollars disponibles, s’ils désirent, ils peuvent aller dans une autre annexe où ils sont obligés de recevoir le transfert en monnaie locale.

L’une des victimes dit avoir frequenté quatre (4) maisons de transfert de la compagnie de Western Union, leur discours étaient le même : « on a pas de dollars disponibles, si vous le désirez, vous pouvez aller en vérifier dans une autre succursale de notre compagnie ». a t-elle expliqué.

Une autre victime nous a témoigné qu’elle avait quelque chose à acheter en dollar, son oncle lui a envoyé donc le transfert en devise étrangère depuis le Canada. Arrivé au bureau, elle a été contrainte de recevoir l’argent en gourde, elle était obligée de le récupérer en monnaie haïtienne pour ensuite acheter le dollar, a-t-elle témoigné à notre rédaction.

« J’ai envoyé de l’argent à plusieurs reprises pour ma famille en Haïti. La devise du pays dans lequel je vis n’est pas le dollar, ce qui fait que chaque fois que je fais ces transferts, je suis obligée d’acheter cette monnaie étrangère à un taux très élevé. On m’a dit depuis le bureau de transfert que ma famille va recevoir l’argent en dollar. Alors que celle-ci témoigne l’avoir reçu en gourde. C’est un vol organisé. Je ne vais plus utiliser Moneygram pour effectuer des transferts. C’est de la démagogie. », a dénoncé un membre de la diaspora en réclamant l’anonymat.

De plus, non seulement on est contraint de recevoir les transferts en devise nationale, les consommateurs sont doublement victimes ; ils sont obligés de recevoir leurs transferts en gourde au taux du jour nettement inférieur à celui officiellement présenté par les autorités dont BRH et ou même d’autres particuliers. Double peine, a martelé un autre consommateur victime.

Par ailleurs, il faut rappeler que ces comportements participent aux dégringolades de la gourde par rapport au dollar américain. Car, quand ces bureaux de transfert conservent cette devise étrangère en stock, elle devient rare sur le marcher local. Comme le dit la loi « de l’offre et de la demande » : » quand la demande pour un produit augmente sur un marché économique, sa valeur ne fait qu’augmenter. » Face à cela, l’État doit prendre ses responsabilités.

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