Abus sexuels reprochés à Dadou: un dossier opposant un haïtien vs un étranger ou Dadou vs les présumées victimes

Les accusations d’abus sexuels reprochés au Président de la Fédérations Haïtienne de Football (FHF), Yves Jean Bart, sont le résultat d’une enquête menée par Romain Molina, et les nombreuses plaintes qui ont été déposées par les « présumées victimes » de l’affaire auprès du journal britannique « The Guardian ».

Dadou, de son vrai nom, Yves Jean Bart, a été en effet accusé de détournement de mineur et d’abus sexuels sur des jeunes joueuses de la sélection nationale de football placées au Centre FIFA Goal de la Croix-des-Bouquets.

C’est devenue virale sur la toile, les médias et les réseaux sociaux. Tout le monde en parle. Pour cerner les différents paramètres de l’affaire, des instances internes et étrangères se chargent d’approfondir l’enquête, à savoir la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC), le Réseau National des Défence des Droits Humains (RNDDH), la Confédération de Football d’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale et des Caraïbes (CONCACAF) et même la FIFA.

Le sénateur de l’Ouest, Patrice Dumont, dans une note de presse, a conseillé à Dadou de laisser provisoirement sa fonction de président afin de faciliter les enquêtes. Mais ce dernier rejette d’un revers de mains les accusations qu’on lui reproche et reste à tout prix accroché à son poste.

Si pour certains Romain Molina n’est pas un journaliste à proprement dit. Il est tout simplement un youtuber et un militant qui a d’ailleurs fait de nombreuses reproches à Dadou sans pouvoir les situer dans le temps (quoi qu’on le sache qu’il n’y a pas d’information journalistique sans repère temporel)… D’autres croient en revanche qu’un journal aussi prestigieux comme « The Guardian » n’aurait jamais pris le risque de publier un tel article avec toutes ces accusations graves si les faits n’étaient pas doués de fragrances.

Selon la clameur publique, l’affaire est un dossier qui opposerait un journaliste étranger (un blanc) et la fédération haïtienne de football en particulier Dadou. Si l’on se base sur l’hypothèse selon laquelle une bonne partie de l’international n’aurait jamais été contente de voir la sélection nationale de football prenne de nouvelle extension. On se rappelle dans la Gold Cup de 2019 dans le match qui opposait le Mexique et les grenadiers en demie finale. Haïti a été boycottée au bénéfice du Mexique quand l’arbitre avait accordé à ce dernier un pénalty non-merité dont tout le monde se rappelle. Sans compter que l’État mexicain avait expulsé 81 migrants Haïtiens sans-papiers le jour même de la qualification.

Par ailleurs, sachant que Dadou dirige la FHF depuis 2000, soit 20 ans dejà, et que ses rivaux sont nombreux à être envieux de sa fonction de président, les rumeurs font croire à cet effet que ces accusations émises contre sa personne est un complot sans fondement véridique. C’est d’ailleurs à cet égard qu’un membre de la FHF affirme que ces attaques seraient l’œuvre d’un ancien joueur qui faisait aussi partie de la fédération et devient adversaire de Dadou pendant les dernières élections. D’après lui, c’est une façon pour déstabiliser la fédération et de ternir l’image du président Jean-Bart.

De l’autre côté, les journalistes haïtiens pour leur part, évoluant dans la presse parlée, écrite et télévisée, disent être prudents et vouloir garder leur distance par rapport au dossier pour ne pas troquer leur rôle de journaliste avec celui de la justice. D’autres disent prêts à publier toutes informations fiables et vérifiées qui leur parviennent sur l’évolution de l’affaire afin de tenir informé leurs internautes sur l’évolution du dossier.

Toutefois, que le dossier soit une question de racisme, de préjugé ou de fanatisme, la justice haïtienne doit se dépêcher de par ses enquêtes, pour trouver les informations les plus fiables sur l’affaire afin de dire le mot du droit. Parce qu’il n’a rien de plus abominable et plus monstrueux que d’abuser sexuellement des mineures en dépit de leur capacité pour hisser le drapeau du pays, principalement quand l’agresseur est celui qui était sensé la personne placée pour les protéger de toute contrevenance extérieure.

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