Affaire Yves Jean Bart: « l’État encourage le déni de justice », selon KRIFA

Kri Fanm Ayiti (KRIFA) qui est une structure de défense et de promotion des droits des femmes et des filles en Haïti s’insurge contre le fait que Yves Jean Bart, dit Dadou, continue de contrôler la Fédération Haïtienne de Football (FHF) malgré les graves accusations d’abus sexuels sur mineures portées contre lui.

KRIFA estime que le fait que Yves Jean Bart a toujours la manette de la Fédération, cela empêchera les victimes de témoigner ou de porter plaintes par devant les autorités judiciaires compétentes. Sur ce, l’organisme pense que l’État haïtien encourage le déni de justice en considérant que d’autres organisations de défense des droits des femmes, et même l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) se sont exprimés sur ce scandale.

Le maintien de Yves Jean Bart à la tête de la Fédération est perçue par KRIFA comme une manoeuvre visant à faire taire les victimes qui auraient envie de porter plaintes. De ce fait, comme fut le cas du président de la Fédération du Football Afghan, KRIFA exige que Yves Jean Bart soit mis de côté, de concert avec ses acolytes, pendant que la FIFA mène une enquête en urgence sur l’affaire.

Qualifiant Yves Jean Bart de prédateur sexuel, KRIFA dénonce l’utilisation et la manipulation psychologique des jeunes filles du Ranch de la Croix-des-Bouquets pour réaliser la mise en scène à travers laquelle des jeunes filles hissent des pancartes dénonçant une campagne de dénigrement à leur encontre.

KRIFA refuse d’accepter que Yves Jean Bart utilise à bon escient l’argent de FHF, pour se payer des avocats pour sa défense dans l’affaire. C’est pourquoi l’organisme exige que l’ULCC et l’UCREF se saisissent du dossier. Se disant engagées dans la lutte, ces femmes membres de cette structure annoncent leur présence en grand nombre au parquet de la Croix-des-Bouquets où Yves Jean Bart aura à répondre aux questions du Commissaire du Gouvernement Maxime Augustin autour de ces accusations.

Yves Jean Bart avait annoncé une plainte contre X dans une note, celle-ci est considérée comme dilatoire pour alimenter une diversion afin de détourner l’attention des autorités et de la Population selon KRIFA… c’est encore pour cette raison qu’elles exigent la démission de Jean Bart.

In fine, par le fait que les femmes et filles sont souvent victimes des violences sexuelles des autorités, KRIFA demande qu’un exemple soit tracé… d’où leur engagement dans le dossier et aussi dans des affaires ayant rapport. Parce que, « les femmes et filles ne sont pas des objets sexuels ».

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