CIPC: la COVID-19, quelle fenêtre d’opportunité économique pour Haïti ?

La population haïtienne fait face à une crise sanitaire sans précédent. Du coup, on se comment on peut expliquer l’impact que peut avoir ce dernier sur l’économie haïtienne? N’existe-t-il pas quelque part une opportunité derrière chaque crise, en particulier le nouveau coronavirus? Pour tenter de répondre à ces interrogations, le Centre d’Informations Permanentes sur le Coronavirus (CIPC) a donné la parole au professeur Jean Poincy qui a élaboré sur le type d’économie à appliquer pour éviter des troubles sociaux post Covid-19 dans le pays.

Moins de 24 heures après la circulaire 003 de la Primature relative aux dispositions nécessaires pour prévenir l’insécurité alimentaire et le chômage dans le pays, d’un ton pédagogique, le professeur Poincy a fait le point sur l’opportunité et les impacts économiques qu’engendre la crise sanitaire pour Haïti.

En réponse à une éventuelle famine en Haïti, l’ex vice-recteur académique de l’UEH fustige la stratégie alarmiste des organisations non gouvernementales. Toutefois, il reconnaît la difficile situation liée aux échanges commerciaux et corollaires aux fermetures des frontières et des industries de sous traitance.

Cependant, les mesures barrières appliquées par le gouvernement pour contrer la propagation du coronavirus dans le pays sont importantes mais tardives, opine le professeur. De ce fait, il qualifie d’inappropriée et contradictoire la décision du gouvernement de rouvrir les factories, courant ainsi le risque d’une augmentation exponentielle des personnes infectées.

Pour faire face à la situation agro-alimentaire, un changement de mode d’alimentation de la population via un plan de relance agricole a été proposé, afin d’assurer la disponibilité des produits agricoles dans le pays, enchaîne le professeur des Universités.

En ce sens, un appel a été lancé aux techniciens du Ministère de l’agriculture pour accroître la capacité de production du pays en produits vivriers, maraîchères et sur les cultures à cycle court.

Cependant, pour remédier à la crise socio-économique, la banque centrale devrait être le bras financier du gouvernement. Le professeur Poincy a opté pour une révision de la politique monétaire de la BRH, lequel changement serait caractérisé par la libération de l’épargne national et l’acquisition de prêts en dessous de 5% au profit des agriculteurs locaux.

De plus, pour harmoniser les grandes décisions économiques et apporter des solutions touchant les plus vulnérables, le professeur Poincy demande au gouvernement de rouvrir les magasins de l’Etat en adoptant une nouvelle technique de distribution rationnelle avec la la technologie comme réel support.

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