Circulaire de la BRH:  » Tout part et pour la métropole »

Je ne suis pas économiste, encore moins un analyste des grands agrégats économiques du pays. Cependant, ma compréhension de la réalité, suite à l’émission du circulaire de la BRH relatif aux transactions de transfert, soit la propriété privée du couple Dubois-Moïse, me semble-t-il, me persuade de ce principe dominant le rapport Métropole-colonie d’antan :  » Tout part et pour la métropole ».

Deux petits esclaves à talents qui agissent de telle sorte que la satisfaction des ambitions de leurs maîtres ne fait jamais bon ménage à la défense des causes de la majorité.

« Depi nan ginen nèg te konn trayi nèg »

En fait, qui sont les grands propriétaires ou concessionnaires des maisons de transfert et des banques en Hati? je ne parle pas des petits débrouillards des agences autorisées.

En réalité, ce sont les grands noms de la minorité dominante que nous connaissions tous; ceux qui ont investi dans la campagne de Jovenel Moīse pendant 24 mois à coût de bateau de riz, tôles, fer, ciment etc. Ce sont, en d’autres termes, les importateurs de ces mêmes produits, lesquels ont grand besoin du dollar pour faire tourner la machine à importation, veritable outil de destruction de la production nationale. Au départ, ces messieurs faisaient grimper le coût du dollar en les stockant par anticipation à toute probable rareté de cette précieuse monnaie, le dollar. Aujourd’hui, leur fidèle esclave serviteur Jean Baden Dubois leur facilite la tâche en imposant aux pauvres malheureux « comme moi » l’obligation de recevoir leurs transferts en gourde, ce, au gré du taux de change fixé par leurs banques. D’une pierre deux coups, ces grands propriétaires de maisons de transfert et de banques, entre autres, ceux-là pour lesquels Dessalines avait combattu au péril de sa vie pour la liberté générale; bénéficient d’un double avantage.
Premièrement, ils auront un retour sur chaque dollar, puisque, fort souvent, le taux de change que leurs maisons imposent aux clients n’est pas celui fixé par la BRH.
Deuxièmement, ils auront beaucoup plus de dollars en reserve pour l’importation de leurs produits revendus au prix à couper le souffle sur le marché national.

De toute façon, ce sont eux les vrais gagnants. Je me rappelle, pas trop longtemps, avoir vu le taux fixé par un magasin de meubles très réputé de la ville. c’était 120 gdes pour $ 1 us. Or, le taux d’achat dans les succursales de bnc, sogebank, unibank, buh et autres était autour de 111 gdes. Donc, si je devais recevoir un transfert à l’une de ces banques ou maisons, je le receverais selon leur taux d’achat. Et si je devrais acheter un quelconque meuble à ce magasin mentionné préalablement ? soit j’achèterais le dollar à ces mêmes banques au taux le plus haut, soit j’achèterais le meuble au taux fixé par ce magasin. En tout cas, la victime de premier rang, c’est le bas-peuple. Et si les frais scolaires du fils de Ti-marie devraient être versés en dollar? le transfert qu’elle reçoit du père, obtenu en gourde, devrait être reconverti en dollar, peu importe la succursale, le montant se perdrait en valeur.

L’élément de la classe moyenne qui devrait se procurer d’un « bobota » à un autodeal ou encore payer son loyer en dollars; quand il serait alerté du transfert venant d’un de ses proches à la diaspora, ce serait encore le même scénario.

Outre que cela, on doit souligner le fait que la diaspora haītienne apporte son soutien à l’économie du pays à hauteur de 20 milliards de dollars. Par moyen de quoi? par le transfert.

Ainsi, Imagine-t-on, justement, que ces 20 milliards de dollars de transferts dont leur reception soit imposée en gourdes; on pourra calculer combien sera énorme les revenus en gourdes ou la reserve en dollars que bénéficieront ces propriétaires de banques et de maisons de transfert pour leurs éventuelles importations de riz, farine, sucre, tôles, clous, fer, ciment, voitures, motos etc…

« Bravo ti Jean, bravo jojo, vous avez bien travaillé »; je suppose que ce sera le propos de remerciements venant éventuellement de leurs maitres, car ces derniers ne voulant aucunement traiter leurs vils serviteurs avec respects quel que soit le service rendu.

En dépit de tous ces abus de masse avalés par le fatalisme résigné de la population, messieurs, que vous le croyez ou pas, le maitre le plus rassurant est le peuple. Lui qui vous a délégué le mandat en raison du principe de souveraineté popluaire, Il est tout aussi bien capable de le révoquer quand vous ne servez plus ses intérêts. Il lui manque seule la volonté.

« Si je voulais, je pourrais »

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