« Les jeunes gays perdraient leur virginité plus tôt que les hétéros », selon une étude américaine

« Les jeunes homosexuels ont tendance à avoir leur premier rapport sexuel plus tôt que les hétéros. », selon l’étude de la Rutgers University publiée dans le Journal de la recherche sur la sexualité, le 1er juillet 2020, qui met en évidence « les disparités entre les hétéros et les homos en ce qui concerne leur première fois. »

L’étude fait un plaidoyer pour une réforme au niveau de l’éducation sexuelle des jeunes pour qu’elle s’adapte vraiment à la réalité de leurs comportements. « Les premiers rapports homosexuels auraient eu lieu à 14 ans et demi », indique l’étude basée sur 600 jeunes new-yorkais qui se définissent comme gays. « La première pénétration arrive en moyenne à l’âge de 16 ans pour les jeunes gay, contre 17 ans pour les hétéros. »

« On a notamment remarqué que le premier rapport arrive vers 16 ans pour les garçons homosexuels. C’est plus jeune que le premier rapport sexuel avec pénétration des hommes hétéros américains qui a lieu à 17 ans » , écrivent les chercheurs. Toujours selon l’étude, « environ 19% des homos ont des rapports avec d’autres garçons avant même d’avoir 13 ans. »

L’étude pointe le besoin d’une éducation sexuelle plus inclusive pour que les jeunes puissent « faire des choix éclairés à leur santé sexuelle et leurs comportements », nous dit Caleb LoSchiavo. « que les écoles doivent revoir leurs salles de classe et leurs programmes pour permettre un enseignement malgré la Covid-19, cela pourrait être le meilleur moment pour mettre en place une éducation sexuelle qui s’adresse à tous les genres et toutes les orientations ».

L’étude suggère une sensibilisation de très tôt pour les jeunes à la prévention contre les IST. Les tests de dépistage pourraient notamment être proposés plus tôt aux plus jeunes. « Nos résultats indiquent que les personnels soignants peuvent jouer un rôle prépondérant pour limiter les comportements sexuels précoces. À ce jour, les professions médicales manquent de moyens pour répondre aux besoins des personnes LGBT+ » , indique Perry N Halkitis, le doyen de l’université.

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