Le bas de Delmas ne fait-il pas partie intégrante de la commune?

L’architecture de la commune de Delmas – limitée par les communes de Pétion-Ville, Port-au-Prince, Tabarre et Cité Soleil – est d’une facilité de distinction que n’importe qui peut décanter les quartiers de numéros pairs des impairs.

Cette commune qui a un plan d’urbanisation non actualisée avec les nombreux envahissements de terrains depuis 1991 et qui a vu l’érection de nombreuses bidonvilles.

Neanmoins, Delmas peut être divisé en plusieurs branches suivant le paramètre considéré.

Le haut de Delmas dans la limite de Pétion Ville avec ses extensions de 75 à 95 en passant par puits Blain, jadis le foyer du kidnapping. Avec ces bidonvilles en nombre réduit, on rencontre les gens qui s’assimilent à la bourgeoisie, menant calmement leur vie. Ils habitent le plus souvent certaines zones résidentielles hautement surveillées.

La est deuxième axée sur l’autoroute de Delmas de 75 vers 17 avec le carrefour de l’aéroport comme extrémité. Ce rayon avec ses extensions des deux côtés fait souvent lieu de résidence de cadres de la classe moyenne. Ces principales bidonvilles dont Delmas 32 et Delmas 31 couronnent ce parcours pour frôler l’entrée de l’aéroport international Toussaint Louverture. Jadis, la référence de Delmas par le Ciné Impérial et ses nombreux super marchés, l’insécurité grandissante a remplacé les bienfaits tant économique que psychologique de la nocturne de Delmas 19.

La dernière est circonscrite entre le carrefour de l’aéroport et l’ancienne aviation. Avec ses délimitation sur le grand canal des orphelins le séparant de Port au Prince, ses extensions vers le nord aussi est le lieu privilégié des gangs armés. Avec des exceptions près Delmas 3 et 5 jouissent ne serait-ce que de manière relative d’un certain calme. Mais, les démunis qui s’assemblent majoritairement dans les quartiers populaires comme à Delmas 2, 4, 6, 8 et d’autres zones défavorisées définissent la configuration de cette dernière partie où sévit des cas d’insécurité chronique. La population est à la merci des gangs armés et ne bénéficient d’aucun service de base dont l’eau et lélectricité.

Ces quartiers du bas de Delmas jadis asphaltés ont aujourd’hui des routes creuses, parsemées des nids de poules et leurs places publiques sont des plus incommodées dont la place de Delmas 2 qui ne se ressemble à presque rien.

L’insécurité qui bat son plein dans la zone métropolitaine a les quartiers du bas de Delmas comme foyer. Delmas 19 est réputé, ces jours-ci, pour l’un des quartiers les plus dangereux, à côté de Delmas 6, 8 dirigés par l’ancien policier Jimmy Chérizier dit Barbecue.

Delmas 31, 32 et 33 sont les zones où plus de Kidnapping auraient été signalés avant la Covid-19. Ne serait-ce l’intervention de la Police Nationale d’Haïti qui a placé des policiers dans des zones stratégiques, il y aurait probablement plus de victimes.

Delmas fait partie de ces communes qui enregistrent de nombreux cas et de victimes d’insécurité.
Ce mercredi 22 juillet, un jeune a été abbatu entre Delmas 31 et 19 par des individus armés et non identifiés (leur point de jonction). Des gens témoignent avoir été braqués dans les camionnettes sur le Boulevard Toussaint Louverture [Route de l’aéroport].

Pour parler de leur bilan, les autorités retirent aujourd’hui du tiroir – la propreté des quartiers du haut de Delmas (en pleine réparation), oubliant le mauvais quotidien des jeunes étudiants et professionnels qui vivent dans l’insalubrité frappante et l’insécurité pour devenir « quelqu’un » demain. Ainsi, presqu’aucune intervention satisfaisante n’est faite en faveur des gens du bas de Delmas pour améliorer leur condition de vie.

Alors, on se demande si le nouvel Agent Exécutif Intérimaire – Wilson JEUDY, qui a déclaré ouvertement sa participation aux prochaines élections présidentielles; saura t-il durant ces quelques mois, faire du bas de Delmas ce qu’il a été à travers le temps? Une référence !

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