La SOGENER dénonce l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire haïtien et les persécutions politiques du pouvoir en place

Dans une note de presse en date du 6 août 2020, la Direction de la Sogener S.A. a attiré l’attention du peuple haïtien sur la volonté du pouvoir en place d’installer un climat de terreur dans le pays. Elle dénonce également les actions de l’administration Moïse/Jouthe se servant de l’appareil judiciaire pour persécuter ladite société, ses actionnaires ainsi que les membres de la famille Vorbe. De multiples faits et décisions arbitraires sont donc dénoncés tels que la confiscation du pouvoir judiciaire, les mesures d’interdiction de départ prises en dehors de la loi, entre-autres.

Le bras de fer opposant le pouvoir exécutif à la Sogener continue de défrayer la chronique en Haïti. Nombre d’observateurs s’interrogent alors sur les véritables motivations du pouvoir dans ce dossier tellement ça va vite? Dans une note de presse parvenant à la rédaction de TripFoumi Enfo, la Direction de la SOGENER tire la sonnette d’alarme sur les graves violations des libertés et les persécutions politiques que subissent la compagnie, les actionnaires et la famille Vorbe notamment.

“Depuis le mois d’octobre 2019, les Administrations Moïse/Lapin, Moïse/Jouthe, sous le regard de Jovenel Moïse, ont mobilisé abusivement toutes les institutions étatiques dans l’exercice de la puissance publique à l’encontre des dirigeants de la SOGENER, des membres de leur famille et d’Agnès Elisabeth Débrosse Préval”, indique la Sogener S.A.

Elle signale également que “le système judiciaire a été mis en branle pour conduire une campagne tout azimut de persécutions politiques en mettant en place des mécanismes de violation des droits et libertés fondamentaux”.

Pour étayer sa thèse, la SOGENER met en relief les mandats d’amener émis par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, alors que le Cabinet d’Instruction est déjà saisi du dossier. Les perquisitions domiciliaires, la servitude du Décanat du TPI de Port-au-Prince pour la « production des décisions illégales connues d’avance» sont, entre-autres, des éléments qui prouvent que la justice n’est plus équitable et impartiale en Haïti.

Chose inédite et surprenante, la SOGENER se dit scandaliser qu’un autre juge d’Instruction arrive à ordonner la mise sous  » contrôle sécuritaire de la police » tous les biens de la SOGENER et ses actionnaires ainsi que de de la famille Vorbe. Précisant que l’affaire est encore pendante au Cabinet d’instruction, pour les mêmes faits et entre les mêmes parties. Une mesure totalement illégale suivant le droit haïtien.

“L’acharnement du gouvernement sur la famille Vorbe devient encore plus flagrant et plus injuste lorsqu’il s’en prend à des membres qui n’ont rien à voir avec la Compagnie”, poursuit la SOGENER qui y voit une forme de mattraquage contre toute voix dissidente, une réelle menace pour la liberté d’opinion

« Le Président de la République, Monsieur Jovenel Moïse, ne conçoit guère qu’un citoyen haïtien, membre de la famille Vorbe, puisse, dans l’exercice de ses droits civils et politiques exprimer des idées contraires aux siennes par rapport à sa conception et gestion de l’Etat», a écrit la Sogener

Somme toute,il est difficile de dire que le Président Jovenel Moïse essaie de combattre vraiment la corruption en Haïti comme il le prétendre. A moins que cette notion se résume désormais à l’élimination de ses opposants, de toute voix dissidente par le truchement de la justice. Au-delà de tous ses contrastes, l’affaire Sogener S.A. rappelle bien le démantèlement sinistre de la SOCABANK S.A et de l’unique compagnie de téléphonie mobile haïtienne  » Haïtel  » sous le règne de l’ex-président René Preval.

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