16% des personnes revenant de la République dominicaine testées positives au coronavirus, selon William Pape

Le co-président de la Commission multisectorielle pour la gestion des crises de la COVID-19 en Haïti, William Pape, a déclaré que 16 % des personnes qui reviennent de la République dominicaine sont infectées par la pandémie de coronavirus.

Les points d’évaluation à la frontière pour déterminer si les personnes souffrent du coronavirus sont situés à Malpasse, le poste frontière le plus proche de la capitale, et à Ouanaminthe dans le Nord-Est, et c’est là que sont enregistrés 95 % des cas positifs de personnes arrivant dans le pays, par rapport à ceux qui arrivent par avion, a-t-il confirmé lors d’une conférence de presse.

Les personnes qui reviennent de la République dominicaine représentent un danger pour Haïti, selon le gouvernement haïtien, bien que depuis au moins d’un mois, les chiffres sur la contagion importée aient disparu du bulletin du ministère de la santé publique et de la population.

« Actuellement, la plupart des cas sont des transmissions internes », a fait savoir ce responsable, qui a noté que des institutions telles que l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), l’ONG Zanmi Lasante et le Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS) travaillent à la frontière.

Cinq mois après que les deux premiers cas de coronavirus aient été signalés en Haïti le 19 mars dernier, le pays compte 21 686 cas suspects de la maladie, 7 921 cas confirmés et 196 décès, tandis que 5 235 personnes se sont rétablies.

Sur ces 7 921 cas confirmés, 41,6 % sont des femmes et 58,4 % des hommes, et le taux de létalité est estimé à 2 %, selon les données fournies par les autorités sanitaires, qui sont heureuses d’avoir évité les prévisions les plus alarmantes grâce à une prise de décision rapide.

En Haïti, toutes les activités quotidiennes ont repris, la normalité est revenue dans les écoles, les églises, les industries de sous-traitance, et la population vit comme si la pandémie n’existait plus dans le pays.

Ce n’est que dans les écoles que le port du masque s’est à nouveau généralisé, car avec la reprise des cours, il est devenu obligatoire. Mais dans les rues, très peu de gens utilise ce système de protection.

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