Contrat d’electricité: La CSC/CA accusée de «complot» et de «conspiration» contre la population, par un conseiller du Président Jovenel Moïse

Patrick Crispin, conseiller du président Jovenel Moïse, accuse la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) de conspiration contre le pouvoir en place. Il digère très mal que la Cour ait retourné le contrat signé par l’Etat haïtien et General Electric pour la fourniture d’électricité. M. Crispin a été interviewé en exclusivité par Le Nouvelliste.

Les objections formulées, le 14 août dernier, par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) sur le projet de contrat entre l’État haïtien et la compagnie General Electric pour la fourniture du courant électrique laissent pas mal de séquelles au niveau de la présidence Tet Kale. Joint par Le Nouvelliste, Patrick Crispin, l’un des conseillers du chef de l’État, ne cache pas sa déception. Il accuse la Cour de « complot et de conspiration ».

«Il y a conspiration contre les intérêts de la population et complot contre le pays» déclare Patrick Crispin, qui voit dans la démarche de la cour une forme d’opposition institutionnelle dont le seul objectif est de bloquer le Président Jovenel Moïse.

M. Crispin rejette d’un revers de main les remarques formulées par la CSC/CA qui, selon lui, visent à se capitaliser sur les détails pour faire passer le temps. « C’est une conspiration institutionnelle », a-t-il indiqué.

Le conseiller du président digère mal que la CSC/CA fait fi de l’article 6 de l’arrêté du 12 février 2020 soumettant les marchés publics de défense ou de sécurité nationale au respect des principes de passation des marchés. En plaçant le contrat de fourniture d’énergie au rang de sécurité nationale, l’exécutif a tout simplement voulu exclure la Cour des Comptes comme autorité d’approbation.

Parallèlement, la Commission Nationale de Passation de Marchés Publics (CNMP) avait, sur ce même contrat, relevé des manquements graves pouvant porter préjudice aux intérêts de la population. Toutefois, le gouvernement n’y a pas prêté attention. Pour M. Crispin, le Ministère des Travaux Publics Transports et Communication (MTPTC) doit se pencher rapidement sur les recommandations en vue de soumettre à nouveau le document à l’autorité d’approbation.

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