Des professeurs exigent leur salaire, les parents refusent de payer la 3e tranche

Depuis l’annonce des deux premiers cas de Coronavirus recensés en Haïti le 19 mars dernier, le président de la République avait annoncé la fermeture de toutes les écoles afin de limiter la propagation du virus dans le pays. Environ 4 mois après, les activités scolaires reprennent dans une ambiance conflictuelle, où les directeurs des écoles privées se trouvent en face des professeurs qui exigent le paiement des mois de confinement et les parents, qui, d’un autre côté, n’entendent pas payer un service qui n’a pas été fourni.

Une question qui ne cesse de provoquer de sérieux débats au sein de la population haïtienne, où ce jeudi 20 août des dizaines d’élèves de Saint François de Tours renvoyés pour dette ont investi les rues du Champ-de-Mars pour dénoncer la direction de l’établissement qui réclame la troisième tranche de paiement de l’école, une situation qui n’est pas différente dans plusieurs autres écoles du pays.

Si plus d’un pensent que l’État Haïtien, en tant qu’organe régulateur devrait intervenir dans ce sujet afin de trouver une solution à l’amiable entre les concernés, d’autres estiment, au contraire qu’il revient aux responsables de ces établissements privés de s’asseoir avec les parents autour d’une même table en vue de remédier à ce problème, ce pour payer les professeurs, considérés comme l’une des classes les plus défavorisées en Haïti.

À noter que le système éducatif haïtien fait face à de sérieux problèmes ces derniers temps. D’un côté, les professeurs se montrent plus que déterminés en vue de forcer les autorités à améliorer leur condition de travail, tandis que le titulaire du MENFP, Pierre Josué Agenor Cadet transfèrent des leaders syndicaux de manière arbitraire, pour casser la mobilisation enclenchée depuis plusieurs semaines par ces derniers.

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