Assassinat du professeur Monferrier Dorval, quel espoir pour les jeunes intellectuels d’Haïti?

Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, maître Monferrier Dorval, a été froidement abattu ce vendredi 28 août dans sa résidence privée à Pèlerin 5, quartier de la commune de Pétion-ville. Face à cet drame combien accablant, les étudiants et étudiantes du pays sont nombreux à avoir mis en question leur avenir en tant qu’intellectuels (elles) évoluant sur le marché national.

Dans tous les coins géographiques du pays se trouvent des Haïtiens et Haïtiennes qui se disent être dévoués (es) dans la lutte pouvant mener à changer le visage d’Haïti, la seule patrie qu’ils ont toujours eue. Aujourd’hui, on est certain que ces genres de combattants n’existent presque plus. Pas parce qu’ils ne manifestent plus le même amour qu’ils avaient à l’egard du pays, mais tout simplement parce que leurs dirigeants ne leur donnent plus l’envie de vivre en Haïti. Car, trop de paisibles citoyens sont tombés sous les balles assassines des bandits armés.

Si bon nombre d’étudiants ont choisi d’aller à l’Université pour avoir accès à une place de choix, un travail très bonnement rémunéré, d’autres le font, sans ignorer le côté pécuniaire, pour pouvoir acquérir de nouvelles connaissances scientifiques et rationnelles pouvant contribuer au changement du pays. Car, disent-ils, seule la science et la technologie peuvent sauver Haïti. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont choisi le chemin le plus long et parfois le moins sûr (dans le cas d’Haïti surtout) en y consacrant 4 ans, 5 ans, 7 ans, parfois toute leur vie y est dévouée.

Pourtant, peut-on dire qu’on est certain que ces genres de vouloirs existent encore dans la perception estudiantine haïtienne ? Quel encouragement donner aux jeunes intellectuels du pays quand ils savent pertinemment que leur vie non seulement comme savants, mais comme humains avant tout, est sous le contrôle des bandits armés ? Comment les convaincre de ne pas quitter le pays pour mettre leurs compétences à la disposition d’autres nations qui sauront mieux les protéger ?

Aussi, doit-on rappeler que le maître Monferrier Dorval a été l’un des plus brillants avocats de l’atmosphère juridique Haïtien ? Bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, licencié en Travail Social à la FASH et docteur en Droit Public, il a été l’un des plus éminents constitutionnalistes haïtiens. C’est cette étoile que les bandits ont éteinte sous les yeux de État faillit de l’administration. C’est cet intellectuel hautement calibré que le pays vient de perdre; cette ressource combien importante qui pouvait contribuer au développement de sa patrie. C’est ce mauvais souvenir que nos malfrats dirigeants nous ont laissé. C’est un tout dur pour le pays tout entier, pour la communauté intellectuelle haïtienne en particulier.

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