Massacre du 31 août au Bel-air, diversion pour oublier l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval ?

Le pays s’échauffe. Sur tout le territoire national des étudiants (es), avocats (es), juristes, personnalités publiques, élèvent leurs voix pour crier haut et fort « non à l’insécurité ». Ils dénoncent l’assassinat du bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval. Parallèlement un autre dossier surgit: le massacre du 31 août au Bel-air.
De la diversion pour détourner l’attention publique ?

Dans le viseur de l’opinion publique sur l’assassinat du professeur, accusé d’être le principal auteur intellectuel du crime, Jovenel Moïse avait déjà tenté de faire oublier le drame en annonçant trois journées de deuil national. Consciente du vrai visage de cette décision, la société civile ne l’avait pas entendue de cette oreille. Les citoyens affectés par le drame en général et les étudiants de la FDSE-UEH en particulier ont décidé d’organiser des mouvements de protestation pour dénoncer l’acte qu’ils jugent odieu et exigent une enquête afin de mettre sous les verrous tous les auteurs ayant participé à ce crime.

Échoué dans sa stratégie de trois (3) journées de deuil national, une autre stratégie a été élaborée dans leur fameux laboratoire : le massacre du Bel-air. En effet, lors du passage macabre du groupe fédéré G9 an Fanmi & Alye cette semaine dans ledit quartier, de nombreuses maisons ont été incendiées, sans compter les pertes en vie humaine et les personnes blessées. Depuis lors, les médias sont nombreux à mettre l’accent sur la situation actuelle de cette zone qui est devenue un sujet d’actualité brûlante.

Le dossier de l’assassinat du bâtonnier cesse progressivement d’être à l’ordre du jour.

« An Ayiti se evenman ki kouvri evenman ». Le massacre du Bel-air est un coup monté. Les étudiants protestataires de la Faculté de Droits et des Sciences Économiques de l’Université d’État d’Haïti (FDSE-UEH) en sont conscients. Les mouvements cesseront une fois que les auteurs du crime seront trouvés et mis derrière les barreaux. La vie de chaque Haïtien compte, y compris celle d’un bâtonnier.

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