Ayant perdu la bataille de l’opinion, l’équipe fait entrer un grand joueur

Ce n’est ni Messi, ni Cristiano. Mais c’est un joueur. Il ne joue ni au football ni au basketball. Mais il joue, et joue bien de son instrument. Ce n’est pas une balle non plus, mais une partie de celle-ci prend la forme d’un ballon qui reçoit les dires, les transmettant aux récepteurs. Pauvres récepteurs qui se font berner, qui se laissent tuer dans le rire, le cynisme et tout ce qu’il y a d’impur.

Voici le joueur qui se montre inique au sein de l’équipe, qui sait dribbler même l’entraîneur, qui chante pour démontrer sa belle voix, qui fait l’apologie des gangs armés pour se faire fortune… quoiqu’il arrive. Mercenaire, voire manipulateur.

C’est un roc, son arme suspendue à la hanche, en décomposition. Sans vergogne, dépouillé de tout ce qu’il y a de moral, mais pense avoir la décence pour dicter à quiconque quel devrait être le chemin à suivre.

Il était à deux pas. Dans un grand mutisme, il contemplait des « morts légers et des graves blessés », avant de signer sa présence avec un « father’s people » indigne, truffé de répugnance et d’insouciance.

C’est un maillon de la chaîne systémique, une grande tête qui contrôle, manigance, maltraite, fait, refait, défait, plait et déplait, dans le souci de faire son beurre. Puisqu’il y a danger, il est comme Messi. On le fait entrer, oubliant sa famille, ses projets pour son village, pour sauver l’équipe qui perd la bataille d’opinion.

Sur le terrain d’Haïti, toutes les cartes vont être jouées… il faut dissiper l’opinion. Appelez le sauveur patenté! Car même au péril du peuple, il nous dessert… il nous déserte.

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