Accusé des récents actes de violence perpétrés dans les quartiers du Bel-Air, Jimmy Chérisier se défend

Fin août, plusieurs familles ont fui leurs domiciles sous les tirs de bandits lourdement armés. Le groupe « G9 an fanmi e alye » a tout de suite été indexé dans ces actes de violence. À la tête de la commission, Jimmy Chérisier alias Barbecue rejette l’ensemble des accusations et pointe du doigt « non pas la Police nationale, mais un groupe de policiers s’étant érigés en chefs de gang ».

Tout est mensonge. Voilà ce que veut laisser croire l’ancien policier Jimmy Chérisier. Que ce soit l’accusation portant sur les actes de violence au niveau des quartiers populaires ou encore celle faisant croire que lui, Barbecue ainsi connu, détient le pouvoir de faire arrêter qui il veut. Jimmy Chérisier déclare vouloir sortir de son mutisme à présent.

Pour ce faire, il commence par indexer plusieurs anciens policiers désormais « chefs de gang ». Parmi eux, Alexandre Sadrac dit « Gaga », Félix Stanley et Paul Émile M. L’accusé des troubles régnant dans plusieurs quartiers populaires les accuse à son tour.

Ces derniers, plus précisément Billy Mirtyl a assassiné de sang-froid un policier de la 19e promotion qui faisait partie du corps de la Brigade d’intervention motorisée (BIM), lors des évènements des 6 et 7 juillet 2018. Ce qui, dit-il, a été prouvé suite aux enquêtes menées par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Et parce que l’ancien policier se trouve actuellement entre les mains de la DCPJ, on l’accuse d’avoir ordonné cette arrestation, dénonce-t-il.

Néanmoins, le dénommé « Barbecue » croit que c’est la stabilité apportée par le groupe « G9 an fanmi e alye » qui dérangent à plus d’un. L’intéressé s’explique ainsi, le groupe G9 a mis fin aux tirs répétés à la 3e avenue, aux guerres incessantes entre les habitants de « Gran ravin » et de « Ti bwa », sans parler de celles entre les bandes de « Pilat » et du « Village de Dieu ».

Raison pour laquelle des politiciens_ dont les noms ne sont pas cités_ choisissent de financer ces groupes de policiers déjà mentionnés.

« Barbecue n’est pas un monstre, mais une victime de la politique du pays », martèle Jimmy Chérisier. Une situation qu’il doit, précise-t-il, à son refus de travailler pour ces politiciens corrompus comme le font d’autres.

Et quant aux guerres entre les divers quartiers populaires, elles sont le résultat du financement « de ces mêmes policiers par les politiciens ».

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