Les violences policières s’amplifient, le personnel d’une ferme dans le Nord victime d’abus de l’UDMO

Le personnel de PROBO-K (Pwodui Bon Kalite), une ferme avicole à Milot, a été victime d’abus des agents de l’UDMO dans le Nord le 8 septembre 2020. C’est ce que rapporte Virgilien Paul, le PDG de l’entreprise, à Mapou-Infos, un média local dans le département.

Les bavures policières continuent. Mis à part des élèves des écoles publiques, des étudiants de l’UEH et des militants politiques, vient s’ajouter le personnel de cette institution à la liste des victimes. Des agents de l’UDMO dans le Nord qui devaient mener une opération à Milot afin de trouver une voiture qui aurait été utilisée à transporter des bandits, ont tabassé puis arrêté tous les employés de PROBO-K, rapporte Mapou-Infos. Selon M. Paul, ils ont été relâchés le même jour suite à des mouvements de protestation qui ont paralysé le fonctionnement des tribunaux.

En ce sens, Vertilien Paul condamne cet acte qu’il qualifie de brutal et arbitraire et demande à la justice de faire la lumière sur cette intervention musclée.

Soulignons que ces derniers jours, la Police Nationale d’Haïti fait l’objet de nombreuses critiques venant d’horizons divers. Des vidéos qui circulent sur la toile montrent des agents de la Police qui bastonnent, maltraitent à coup de pied des élèves en uniforme notamment à Jacmel. Aussi, d’autres manifestants, à l’instar des étudians de la Faculté de Droit de Port-au-Prince, ont subi le même sort. Ce 10 septembre 2020, le local de ladite faculté a été bombardé de gaz lacrymogènes pour tuer dans l’œuf un mouvement des étudiants visant à réclamer justice pour Me Monferrier Dorval.

Se basant sur ces faits, certains prévoient déjà une fin fatale pour la PNH comme ce fut le cas du coup d’état de Jean-Claude Duvalier , survenu quelques mois après la mort des trois enfants aux Gonaïves. D’autres qualifient la Police comme des «dan pouri ki gen fòs sou bannann mi (elèv ak etidyan yo)», qui ne peuvent pourtant pas traquer les bandits qui sèment la terreur ces derniers jours à Bel-Air. Ces constats semblent être bien fondés, vu la passivité et l’incapacité des forces de l’ordre à mettre une fin aux actes de banditisme en Haïti.

Back to top button

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker