Mouvement des policiers pour exiger la libération de leurs frères d’armes ; les conclusions à tirer

Face au mouvement de protestation des policiers, ce samedi 12 septembre pour exiger des autorités judiciaires haitiennes la libération de leurs frères d’arme, le Commissaire du Gouvernement a.i n’avait pas tardé à ordonner au directeur de la prison civile, Julien Victor, de libérer les 5 policiers incarcérés.

Plusieurs voitures ont été incendiées sur leur parcours suite à l’opération baptisée « boule machin leta pou libere 5 polisye IDMO yo« . Cette stratégie a porté du fruit, sachant que les policiers qui ont été incarcérés au Pénitencier National n’avaient pas tardé à retrouver leur liberté.

La conclusion à tirer de cette affaire est que, pour exiger de l’État ce qui nous revient de droit en Haïti, les marches pacifiques ne sont jamais aussi coercitives et contraignantes que les actes de vandalisme le sont eux-mêmes. Les agents de la PNH l’ont bien compris. D’ailleurs, l’accouchement du syndicat de la PNH a pu avoir lieu après plusieurs journées de protestation notamment après avoir causé pendant des semaines consécitives un ensemble d’actes jugés houleux et malsains.

Se basant sur ces faits, l’on se demande si ces agents de la force de l’ordre auront le courage de bastonner les civils protestataires, lésés dans leur droits, quand ils auront foulé le macadam pour exiger ce qui leur revient de droit. On se rappelle de leur comportement habituel vis-à-vis des protestataires, notamment à l’égard des élèves des écoles publiques qui exigent la présence des professeurs en salle de classe durant ces dernières semaines.

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